mercredi 18 octobre 2017

Eunoto, Les noces de sang de Nicolas FEUZ






Nicolas FEUZ

Eunoto, Les noces de sang


ThebookEditions









4ème de couverture :
Il lui promit de l'aimer pour le meilleur et pour le pire, sachant que seul le pire les attendait. Il lui promit de l'aimer jusqu'à ce que la mort les sépare. Mais pas au-delà.
Le Monstre de Saint-Ursanne est-il victime d'une erreur judiciaire ? Qui sont ces jeunes filles décapitées, dont les corps ont été trouvés au château de Valangin et au barrage de Schiffenen ? Pourquoi un gendarme genevois a-t-il été tué devant les HUG ? Jeune inspecteur de la police neuchâteloise, Michaël Donner trouvera-t-il des réponses en ville de Lausanne ou dans le domaine skiable des Quatre Vallées ? Quand l'enquête sur un tueur en série prend une dimension romande et requiert la mise en oeuvre de l'entraide intercantonale...







Qu'il m'est agréable de lire un livre de poche, la blogueuse que je suis, lis énormément de brochés il faut l'avouer.
Rencontré au détour d'un salon du livre cette année, j'avais déjà entendu parler de l'auteur Suisse, qui a conquis le lectorat français et j'avais très envie de le lire.

Cédric et Jérôme interviennent sur un vol, l'un des policiers s'approche du fuyard et la tentative d'arrestation tourne au drame.

J'ai vécu les premiers chapitres comme dans un film d'action.
Puis j'ai croisé une femme qui souhaitait épouser un monstre en prison.
Dans la vraie vie, c'est une situation que je dénonce et condamne à grands cris, dans un thriller ça a plutôt de la gueule et on se laisse guider par l'histoire que Nicolas Feuz nous a concoctée.

Je ne veux pas ranger les auteurs dans des cases parce que chacun à son style et c'est simplement idiot, mais ici j'ai clairement été intriguée.
Beaucoup d'auteurs français pour ne pas généraliser carrément, ont tendance à décrire longuement les personnages et leurs vies et bien que dans ce thriller on les retient, ça reste plutôt succinct. 
J'adore le thriller français, mais si je souligne cette différence c'est que je la trouve aussi plaisante et intéressante.
Ça me coupe de mes habitudes, de mon petit confort et ce n'est pas pour me déplaire.
Malgré un petit manque de fluidité au début dû aux diverses institutions suisses, je suis rentrée dans cette intrigue et j'ai eu besoin d'en savoir plus, totalement intriguée.

Les cadavres retrouvés sont bien amochés et violentés, ce roman est ni plus ni moins pour les adeptes de thrillers, habitués aux détails un peu cradingues.

La fin est surprenante, c'est réussi et elle ouvre on ne peut plus clairement la porte à des représailles.
Rien n'est terminé, pour le plus grand plaisir du lecteur...





Procureur de la République et canton de Neuchâtel et auteur de thrillers
Nicolas Feuz a étudié le droit à l'Université et obtenu le brevet d'avocat, avant d'être élu en 1999 comme juge d'instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d'instruction, et enfin en 2011 comme procureur de cette petite République helvétique. 
Marié et père de deux enfants, il s'est lancé dans l'écriture de romans noirs en 2010. 

lundi 16 octobre 2017

Lect[o]ure de polars 2017


Vous faites quoi ce week end ? 
Je vous rappelle qu'il y a le salon du livre 
de Lectoure dans le Gers.


Le 21 et 22 octobre 2017
A l'Hôtel de ville




Le programme est carrément fabuleux, conférences, rencontres, dédicaces, ateliers, concerts, lecture à voix haute, dictée, rallye polar...

Tellement heureuse de revoir les amis, de rencontrer des auteurs que j'adore pour la première fois ou de les revoir.
Et pour rien au monde je ne raterai le concert de Roger Ellory avec The whiskeys poets.




Les auteurs présents :

vendredi 13 octobre 2017

La chance du perdant de Christophe GUILLAUMOT






Christophe GUILLAUMOT

La chance du perdant









4ème de couverture : 
Renato Donatelli, dit le Kanak, a quitté la Nouvelle Calédonie il y a des années pour le SRPJ de Toulouse. Un mètre quatre-vingt-dix-neuf, tout en muscles et gentillesse, ce gardien de la paix donne du « gros chameau » à ceux qu’il aime et des « gifles amicales » à ceux qui lui barrent le chemin. Il vient d’être mis au placard à la section des courses et jeux en compagnie du jeune lieutenant Cussac, mais tous deux prennent très à cœur leurs nouvelles missions. La mort d’un homme dans un compacteur à déchets inaugure une série de disparitions frappant des accros aux jeux d’argent. Tous les cadavres sont retrouvés porteurs d’une énigmatique dame de pique. Alors que le Kanak plonge dans l’univers des cercles clandestins et des paris truqués, il aimerait bien éclaircir une autre énigme : pourquoi sa vieille amie et compatriote, Diamant Noir, s’est-elle autrefois éloignée de son grand-père, le roi de l’île de Pins ? Hélas, il est plus facile de se retrouver dans les méandres des tripots que dans ceux de l’âme humaine.






Très curieuse de voir ce qu'écrivait Christophe Guillaumot, j'ai commencé ma lecture sur les chapeaux de roues, avec les fameuses premières pages qui agrippent.
Personnellement, elles me sont devenues vitales.

Le Kanak semble revenir de loin et ce dans tous les sens du terme, depuis sa dernière enquête.
May passe ses journées à trier les déchets, un métier qui lui apporte quelques petits bonheurs.
Elle y puise toute son inspiration pour son activité illégale de graffeuse.
Seulement, cette fois-ci elle trouve un courrier sur sa chaîne de triage, un courrier important...

Le Kanak est un personnage hors norme, tant par sa carrure que par sa personnalité, il ne se laisse pas démonter c'est certain.
Sa hiérarchie a du mal à le tenir, forcément quand on ne rentre pas dans les cases, ça déplaît.

J'ai eu de l'affection pour ces deux personnages principaux et j'ai serré les dents pour qu'il ne leur arrive rien de fâcheux, mais j'ai été particulièrement touchée par Six, un jeune flic au destin éprouvé.
C'est un élément qui revient régulièrement dans mes retours de lecture, enfin seulement si c'est le cas, mais j'attache une réelle importance aux personnages.
Dans ce roman, bingo, ils sont forts, fragiles et attachants.
Ça donne vraiment envie de lire le précédent roman de l'auteur.

Diverses addictions sont traitées, pas seulement le jeu, milieu dans lequel se déroule le roman, on se rend compte qu'elles sont toutes destructrices.
Le rendez-vous est pris pour de nouvelles aventures, à Toulouse ou ailleurs.





Il passe à 20 ans, après une année de droit, le concours d’entrée dans la police. Ses dix-neuf années d’ancienneté l’ont conduit de Paris à Grenoble, puis Châteauroux et Toulouse où il est capitaine de police depuis septembre 2009. 
En 2008 il prend six mois de congés sans soldes pour se lancer dans l’écriture d’un roman policier. Il décroche le Prix du Quai des Orfèvres 2009 avec son premier polar, "Chasses à l’homme" (Fayard, 2008).
Depuis son arrivée dans le Sud-Ouest, il a rejoint l’équipe de sélection du Prix de l’Embouchure, attribué chaque année à un roman policier écrit par un auteur du Sud-Ouest de la France. La désignation du lauréat est faite par les policiers toulousains.
Conjuguant cet investissement avec sa vie de policier, il revient naturellement à l’écriture et publie en 2015 son second roman, "Abattez les grands arbres", aux éditions Cairn.