dimanche 24 juin 2018

Revue Sang Froid n°8




Revue Sang Froid n°8


















En guise d'introduction, l'équipe éditoriale annonce qu'avec ce numéro, ils souhaitent mettre à l'honneur les enfants ayant eu une fin précipitée et criminelle ou encore les disparitions, les familles qui souffrent, mises à mal pour diverses raisons.
J'ai de suite senti que c'était pour moi ça, un de mes combats les plus acharnés, même si à mon petit niveau ce n'est pas évident, mais un combat que je soutiens.

Vous trouverez des faits divers, des perles de tribunaux, un dossier sur le sang contaminé où les victimes ne trouvent que trahison, indifférence et santé ruinée.

Mais aussi, un dossier sur Maëlys et je trouve qu'il est nécessaire de parler des abominations qu'il se passe en France, il est trop facile de tourner la tête et de ne pas se sentir concerné.
Les tueurs d'enfants pullulent et la justice ne les punit pas, à peine une tape sur les doigts pour un viol.
La prison ferme ? ça c'était avant, désormais, ce sera du sursis.
J'ai pu lire "la justice est démissionnaire et n'a pas envie de traiter ces cas-là, mais les magistrats ne le diront jamais clairement".
Comme nous sommes sur la même longueur d'onde avec Sang Froid, qu'il est bon de lire un avis objectif sur le sujet à prendre le plus au sérieux.

Des enfants disparaissent, mais des moyens suffisants sont-ils mis en oeuvre pour les retrouver? 
Les témoignages de familles impuissantes sont poignants.

Je vous recommande sincèrement cette revue qui ne se censure pas sur les sujets tabous et délicats.




vendredi 22 juin 2018

Blanc sec et série noire de Philippe LESCARRET




Philippe LESCARRET

Blanc sec et série noire












4ème de couverture : 
Après un premier roman remarqué par la critique Nous n'irons plus au bois, Philippe Lescarret revient avec un roman noir qui s'attaque au trafic de drogue. La jeunesse du Sud-Ouest aime s'amuser et boire du jurançon. Mais cette année la fête va virer au cauchemar entre ... Blanc sec et série noire.






J'avais fortement apprécié le précédent roman de Philippe Lescarret, publié chez ce même éditeur, donc quand c'est bon qu'est ce qu'on fait ? Je vous laisse répondre hein.

Albert Capdevielle est retrouvé mort, peu de temps après la déclaration de disparition par son épouse, auprès de la gendarmerie.
C'est la PJ qui est chargée de l'enquête et il se trouve que le nombre de potentiels acheteurs du domaine viticole en faillite est assez conséquent. 

Pour une fille et une sœur de vigneron, j'ai trouvé plaisant ce moment passé dans les vignobles, les chais, sans oublier la compagnie des producteurs.
 Je me sens presque à la maison sauf que chez moi on boit du Cahors, enfin on boit de tout, mais c'est du Cahors qui est produit en majorité et surtout, il n'y a pas de meurtres, enfin presque...

Quel plaisir d'enchaîner les lignes, ça glisse tout seul et quand on sort d'un pavé c'est encore meilleur.
Je sais, je sais, à chaque fois que je lis un livre de la maison d'édition Cairn, je ne peux m’empêcher de rabâcher mon adoration pour le format de petite taille et la mise en page aérée.
Je vous promets que je n'ai pas d'actions dans la société, je n'y peux rien, je pense ça à chaque fois que j'ai un de leur roman entre les mains. 
En ce qui concerne l'auteur, comme je le mentionne au début de mon avis, ce n'est pas un hasard non plus. 
Suis-je une lectrice sans surprises ? Je m'en fous totalement, parce que je m'éclate comme une folle.

Je ne sais pas si c'est volontaire ou pas, mais j'ai eu l'impression de voir en le lieutenant Loubeyres, un flic carrément sexy et ce n'est pas plus mal ça change du névrosé alcoolique.
Attention je ne critique pas le métier, j'ai un profond respect pour ces hommes et ces femmes qui travaillent pour la sécurité des citoyens, c'est juste qu'on peut facilement tomber dans le pathos stéréotypé à mort.

Je pourrais vous parler de l'enquête, des autres morts aussi qui ont ingurgité du Jurançon , mais je ne le ferais pas, le tout se déguste comme un bon vin, ça vous tente un p'tit verre de blanc ?





Philippe Lescarret est né en 1971 à Pau. Après des études de physique, il effectue son service national en tant que gendarme auxiliaire. Affecté dans une unité de terrain, il se retrouve confronté à la mort violente.
L'enseignement le mène ensuite en banlieue parisienne. Autre décor, autre vie. Mais la terre du rugby et des palombes lui manque. Il revient s'établir dans le Sud-Ouest.
Il habite en Béarn, non loin des montagnes, de l'océan et de la forêt landaise. Son travail auprès de jeunes influence son écriture. Chaque histoire est un témoignage, sur la prostitution étudiante, la toxicomanie ou encore les traumatismes de l'enfance. 

jeudi 21 juin 2018

41 vautours, 1. 48 heures avant noël de Céline TANGUY







Céline TANGUY

41 vautours
1. 48 heures avant noël












4ème de couverture :
En général, 48 heures avant Noël, on se précipite sur ses derniers achats, on termine la décoration du sapin, on peaufine le menu du réveillon et on a des guirlandes plein les yeux. Bref, on a l’esprit à la fête. Mais pour Neil Mullhand, agent spécial du FBI expert en crimes violents, cette fête virerait plutôt à la cérémonie mortuaire. Il faut dire qu’en guise de cadeaux on lui expédie plusieurs balles dans la peau. Ensuite, on le laisse pour mort dans un local à poubelles, en plein cœur du Bronx.
Sur quelle affaire enquêtait-il pour en arriver là ? C’est à cette question que le lieutenant de police Amber Wilson, qui est aussi la compagne de Neil, compte bien répondre. Quitte à remonter jusqu’à la CIA et au sommet de l’État, dont les secrets bien gardés ne sont pas toujours reluisants. Seulement, à vouloir les déterrer, ne risque-t-on pas sa vie et celle des gens qu’on aime ? Cela dit, dans ce genre d’histoire, peut-on seulement se fier à ses proches ?

Céline Tanguy écrit en marchant sur son tapis de course, grâce à une tablette adaptée et à son ordinateur portable installé à la bonne hauteur. C’est probablement ce qui donne à ses romans un tel rythme et une telle énergie. Ça, et un sens de l’intrigue incroyable. Sans oublier le talent, qui fait d’elle l’un des maîtres du genre.





Comme souvent, j'ai été curieuse de lire l'auteure, croisée sur les réseaux sociaux depuis un moment.
Ça permet de découvrir des auteurs, c'est pas totalement inutile et idiot.

Neil est découvert baignant dans son sang, longtemps après s'être fait tirer dessus. 
Sa compagne et sa fille doivent le rejoindre au plus vite, avant son entrée au bloc opératoire.
Le pronostic vital semble engagé et, fait étrange, Neil ne se trouvait pas du tout où il était censé être.
Que cache cet homme à sa compagne?

Les retours en arrière permettent de comprendre petit à petit ce qu'il s'est passé. 
Le passé et le présent sont parfaitement combinés et la curiosité du lecteur titillé juste ce qu'il faut.

La tournure du roman n'est pas commune et il appréciable de noter des différences sur ce point, quand on lit énormément de noir.
Non seulement on a l'impression de lire une nouveauté, mais en plus il ne rappelle absolument aucun livre ou auteur.

Cette promenade dans le Bronx est mouvementée et remonter une enquête de criminelle peut dévoiler bien des surprises, entre crime et trahison.





Elle peut écrire un livre en quelques mois, mais il lui a fallu presque autant de temps pour rédiger un texte qui la présente en quelques mots. Elle est ainsi, Céline, impulsive et imprévisible.
Née à Nancy, elle se considère néanmoins comme une Bretonne "pur jus" et vit dans cette région depuis ses premiers pas. Elle est juriste de formation et titulaire d’une maîtrise de droit public.
Écrire est une pulsion irrépressible qui lui permet « d’être simplement dans le monde » . Elle exige de ses personnages qu’ils « lui donnent tout, jusqu’au bout d’eux-mêmes » .

Sa maxime : « Ce qui est derrière n’existe plus, ce qui est devant n’est pas certain, seul compte ce qui se passe maintenant. »