jeudi 13 juin 2019

Docteur Holmes de Stéphane BOURGOIN





Stéphane BOURGOIN

Docteur Holmes















4ème de couverture :
Dans ce premier Opus de la collection " Serial Killer ", Stéphane Bourgoin nous raconte l'histoire terrifiante du Docteur Holmes...
Herman Webster Mudgett ou H. H. Holmes (16 mai 1860 - 7 mai 1896), plus connu sous le pseudonyme de Docteur Henry Howard Holmes, est un tueur en série américain. Pendant les années 1890, Holmes est l'assassin de probablement deux cents clients dans son hôtel de Chicago qu'il avait ouvert à l'occasion de l'Ex-position universelle de 1893. Après sa condamnation, il a avoué 27 meurtres et, bien que seuls neuf aient été confirmés, il est estimé qu'il en aurait commis deux cents. Holmes est souvent considéré comme le premier tueur en série américain... 




Avant même de commencer ma lecture, mes glandes salivaires étaient en action, sûrement parce qu'il s'agit d'une histoire vraie et que c'était à une autre époque, donc pas de peur incontrôlable.

H. H. Holmes est un escroc particulièrement prolixe et inventif, il enchaîne les arnaques et les sociétés bidons.
Son palmarès est impressionnant...

Le ton journalistique donné au roman est appréciable, ça change du thriller basique.
Le lecteur peut se rendre compte à quel point ce monstre était froid, machiavélique et dépourvu de toute humanité.
Ça donne des frissons et ça laisse sans voix.

Il y a matière à faire un film, l'histoire est hallucinante et le travail de recherche conséquent.
J'ai vu que plusieurs livres allaient sortir dans le même esprit, sous cette même collection, ça donne juste envie de tous les lire.


mercredi 12 juin 2019

Revue Sang Froid, printemps 2019







Sang Froid

Thématique n°1
Printemps 2019












Quel plaisir de découvrir mon magazine préféré dans son nouveau format.
Il est bien plus petit et à mon avis, plus agréable à lire et à transporter.
Ce n'est peut-être qu'une impression, mais les pages me semblent plus épaisses et la revue apparaît totalement différente pour le coup.

Mon cœur de femme va pour l'article de Lysiane L., intitulé "Place aux femmes".
Il est rédigé avec justesse et intelligence, il traite des héroïnes du polar, des personnages féminins forts qui investissent petit à petit les romans.
Il est temps de bousculer les codes pour ne pas parler de patriarcat, si j'en parle et les femmes à la maison, derrière les fourneaux c'est terminé.

Des livres à découvrir, un portrait d'auteur, une interview, ou encore un magnifique portfolio vu à travers les yeux de l'auteure Andrée Michaud, qui met en scène les décors de ses romans au Canada.

Du roman noir à la série télé, il n'y a qu'un pas, les adaptations sont fréquentes et nos auteurs préférés deviennent des scénaristes talentueux ou bien l'inverse...
Un bel hommage est rendu à Claude Mesplède dans ce numéro.
Le top 100 des meilleurs polars français/francophones est une bonne idée, j'en ai peu en commun avec les romans proposés, mais c'est l'occasion de noter dans ma wishliste des livres à découvrir ou encore ceux qui me faisaient envie depuis longtemps.

Je n'ai pas l'intention de tout détailler, à quoi bon, gardons votre plaisir intact, je n'ai pas boudé le mien.
Je le dis à chaque fois, alors je me répète, mais tant pis j'adore "Sang Froid" et puis c'est tout.






mardi 11 juin 2019

Tous pour elle de Laurent MALOT






Laurent MALOT

Tous pour elle















4ème de couverture :
Clémence va avoir trente ans. On ne peut pas dire que sa vie amoureuse soit une réussite...
Preuve en est, elle consulte un psy. Pourtant cette jeune femme n'a qu'un rêve : trouver le grand amour, l'homme de sa vie...
Un soir de déprime, elle erre dans Paris, et croise une fée, ou une sorcière, allez savoir...
Elle lui offre le pouvoir de séduire tous les hommes pendant quelques semaines, jusqu'à son anniversaire. Au départ elle n'y croit pas, et pourtant...








Je viens de terminer un Stephen King et "Tous pour elle" est un baume sur mes plaies enfin mes peurs.
J'avais besoin de légèreté et c'est bel et bien le cas avec ce formidable roman feel good.

Clémence est au fond du trou, elle n'en peut plus de sa situation d'éternelle célibataire.
Voilà 10 ans que rien, mais rien.

Elle est sympa cette petite bonne femme, elle pourrait être ma cousine ou encore ma sœur si j'en avais une.
Il lui arrive des péripéties et des pas communes, suite à sa rencontre avec une personne qui va changer sa vie.
Doit-on croire à la magie? Et pourquoi pas, l'auteur se permet le luxe de nous faire douter.

Je suis passée par divers sentiments comme l'amusement, l'étonnement ou carrément le rire.
Tout est réuni pour vous faire passer un bon moment, je ne me suis pas trompée sur mon choix de lecture.
Ah l'amour, sacré sujet et vaste débat, en même temps, il y a une telle pression de la part de la société.
Il faut vite se mettre en couple, il faut vite faire des enfants, pas un, il sera égoïste, mais deux, surtout pas trois c'est trop.
Cette société qui se laisse dicter sa conduite par un patriarcat qui a la vie dure, c'est d'un pénible.

Célibataire ou en couple, le principal est d'être heureux et de trouver son propre équilibre.
D'ailleurs, Clémence va comprendre un certain nombre de choses sur la vie, on apprend de ses erreurs et il y a une belle leçon à retenir.






mercredi 8 mai 2019

Apocryphe de René MANZOR






René MANZOR

Apocryphe















4ème de couverture : 
Son nom est David de Nazareth, et ceci est son histoire.

Un adolescent en quête de justice et de vérité,
Une fresque épique, violente et émouvante,
un thriller biblique à couper le souffle,
relecture stupéfiante de l'histoire officielle.







La couverture est tellement belle, c'est une vraie invitation à tourner les pages.
Depuis le temps que je souhaite lire René Manzor, ça y est j'y suis et ça se passe en l'an 30.
Je dois dire que pour moi, ce n'est pas commun, je n'ai pas lu grand-chose sur cette période, on la voit peu passer, si on reste en dehors de la religion.

Le jeune David vit aux côtés de sa mère, dans un endroit reculé et exempt de toute civilisation.
Deux à trois fois par semaine, l'oncle du garçon les rejoint.
L'arrivée d'un étranger est accueillie avec peur et suspicion.
Est-il romain? Juif? Que leur veut-il?

Je reste bouche bée devant ce roman noir, écrire une histoire autour du Christ et des personnages qui vont avec, est une pure performance.
Personnellement, je suis athée donc peu touchée à la base, seulement, suivre leurs vies et leurs péripéties, s'est révélé aisé.
Les descriptions et les scènes sont telles, qu'on ne peut que les visualiser et du coup avancer sa lecture.
En même temps, nous avons affaire à un auteur/scénariste, alors s'il y a bien un pro du détail.

Quelle époque, la cruauté règne et les corps tombent en masse dans les rues, sous les glaives ensanglantés.
Perversion et trahison en tout genre sévissent couramment.

Il m'a été difficile de délaisser les personnages pour une autre lecture.
Ils sont attachants et touchants, leur douleur est palpable, et pour des raisons différentes, ils ont tous leur croix à porter.
L'expression est on ne peut plus adaptée, non ?

Le travail de recherche apparaît comme remarquable, car il ne s'agit pas que de fiction et d'imagination, bien qu'il y en a une grande part.
Les combats semblent tellement réels.
C'est une lecture originale, où peu ont osé y poser leur plume.





René Manzor, nom de plume de René Lalanne, est un réalisateur, scénariste et écrivain français.
Il est le frère de chanteur Francis Lalanne (1958) et de compositeur Jean-Félix Lalanne (1962).
Il débute sa carrière par la réalisation de quelques courts métrages, dont "Synapses" qui remporte le Grand prix au Festival international du jeune cinéma de Hyères. En 1986, il sort son premier long métrage, "Le Passage", un film fantastique avec Alain Delon (également producteur).
Après avoir participé à deux épisodes de la série télévisée "Sueurs froides", il met en scène son deuxième long métrage, le thriller "3615 code Père Noël" (1990). 
À la télévision américaine, il a signé la réalisation de plusieurs épisodes de série comme "Le Voyageur" (The Hitchhiker), "Highlander", "Band of Brothers", "Les Aventures du jeune Indiana Jones".
Il revient en France et au cinéma avec la comédie fantastique "Un amour de sorcière" (1997), avec Vanessa Paradis, Jeanne Moreau et Jean Reno.
En 2003, il sort son quatrième film, "Dédales", avec Lambert Wilson et Sylvie Testud. Il travaille ensuite uniquement pour la télévision. 
En 2012, il publie son premier roman "Les Âmes Rivales". Suivront "Celui dont le nom n'est plus" en 2014, "Dans les brumes du mal" en 2016 et "Apocryphe" en 2018.

mardi 7 mai 2019

Polar entre-deux-mers 2019 à Fargues Saint Hilaire




Non mais sérieux, dites-moi que vous serez présent samedi, oui ce samedi 11 mai à Fargues Saint Hilaire.
C'est de 10h à 18h.
Buvette/petite restauration.
Le rendez-vous est pris avec les psychopathes du polar, mais aussi avec tous les auteurs présents.
Je vous laisse zieuter cette folle liste.




Le programme est succulent :
11h : "Regard croisé sur le roman sociétal" avec Marin Ledun et Jacques Saussey.
Animé par Babette.

Escape Game.

12h30 :Vin d'honneur offert par la ville avec Monsieur le Maire de Fargues Saint Hilaire.

13h : pause déjeuner des auteurs.

14h : "Quand l'humour a la gâchette facile" avec Cicéron Angledroit, Stanislas Pétrosky et Nick Gardel.
Animé par Jean-Luc Groner.

15h : "Le thriller dans tous ses états" avec Céline Denjean, Cédric Sire et Claire Favan.
Animé par Loley Read (oui oui c'est moi)

16h : "Mystérieuse nuit au château" : Danielle Thiéry et la classe de CM2 d'Artigues nous liront des passages de la nouvelle qu"ils ont créée ensemble. 

On se retrouve là-bas !!!







mercredi 1 mai 2019

Laisse tomber de Nick GARDEL






Nick GARDEL

Laisse tomber















4ème de couverture :
Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien. Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d'un balcon à 15 mètres du sol. Mais ce qui l'a amené dans cette situation est une autre histoire. Et ce ne sont pas les copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire. Enfin... Ceux qui sont encore en vie...





Je ne connaissais pas encore l'écriture de Nick Gardel, et la trouve facile à suivre, agréable, les phrases s'enchaînent avec une parfaite fluidité.
En bref, vous arrivez à la moitié du roman sans vous en rendre compte.

Antoine Spisser est un homme sans aucune vie sociale, obèse et totalement inactif.
A la mort de ses parents il avait amassé un bon pécule, seulement, il se rend compte qu'au rythme de ses dépenses, il ne va pas tenir indéfiniment...

Les personnages sont particuliers et un peu bizarres, mais c'est très bien, ça change, ici pas de fioriture et pas de guimauve non plus.
Ça donne une ambiance assez loufoque et lui donne une petite touche d'humour noir.
Quoique c'est indiqué sur le couverture, me direz-vous.

Sur le coup, je me suis dis que finalement je ne prendrai pas ma retraite, le moment venu (oui on a le temps), passez ses journées chez soi à s'agacer des bruits que font les voisins, finit par rendre fou.
On ne pense plus qu'à ça, entre celui qui claque les portes, celle qui porte des talons pour marcher sur son parquet, ou encore celui qui met le son de la télé trop fort, ou a la musique à fond.
Il y a de quoi avoir des envies de meurtre.
Finalement, je me suis rappelée que j'avais de la chance de ne pas avoir de voisins à moins de 100 mètres.
Par contre, j'ai un grand jardin si ça peut rendre service.
C'est pour ça que j'adore trouver ce genre d'histoire dans des polars.

Dans le cas présent, nous sommes dans un immeuble et les voisins sont assez nombreux et inactifs pour que ça saigne.
Quant à l'enquête, elle est terriblement nulle, ah ah je trouve ça génial de pouvoir dire ça, en fait c'est le flic qui totalement nul.
Il est tellement à côté de la plaque que ça me fait mourir de rire.
C'est un bon polar, original, à la construction bien trempée.







Si Desproges revêtait ses plus beaux atours pour agacer la libido d'un Exbrayat ayant viré sa cuti, le résultat de telles amours coupables aurait sans doute donné une calamité biblique comme l'est Nick Gardel.
Ni Rasta ni danseur de Tango, le type s'ingénue à valser avec les mots. Son quadrille lexical n'a aucun sens, mais il lui arrive de lorgner du côté des aînés illustres. Ça tombe bien, Nick Gardel est né dans les années 70, élevé par des tontons, biberonné au Bebel magnifique ou marginal et il balance des mandales comme Lino.
Mais, chez lui, point de nostalgie, le verbe se mâchonne avec des pâtes et des potes, entre Brassens et Thiéfaine. 
Le noir et le polar n'ont qu'à bien se tenir, c'est avec le sourire qu'il les alambique. Le roman de gare y retrouvera au moins ses lettres de noblesse.




dimanche 14 avril 2019

L'étrange pouvoir d'Hector d'Erwan BARGAIN






Erwan BARGAIN

L'étrange pouvoir d'Hector














4ème de couverture :
A l'école ce n'est pas toujours facile d'échapper aux moqueries des autres. Surtout quand on n'est pas bon au foot! Mais Hector a trouvé la solution... grâce à son super-pouvoir!
Lequel? Chut! C'est un secret!
Hélas, les secrets sont faits pour être bien gardés. Aussi, le jour où son étonnant pouvoir est dévoilé, rien ne va plus dans la vie d'Hector.
Un très court roman qui s'adresse à tous les enfants qui, comme Hector, aimeraient bien parfois échapper au regard des autres.
Chaque jeune lecteur, de 7 à 11 ans, trouvera dans l'histoire d'Hector un écho à des préoccupations qui lui sont familières.






Louisa, 9 ans :
J'ai ressenti qu'il y avait du harcèlement à l'école, c'est grave.
Nous, dans la cour les garçons nous tirent dessus avec le ballon, pour nous faire mal.

Hector n'est pas bon au foot, donc les autres sont méchants avec lui.
A la télé, il y a une pub qui dit : "le harcèlement ça nous touche tous, non au harcèlement", ils mettent pas beaucoup de phrases pour défendre les enfants et les gens.
C'est bien que ça passe à la télé, mais c'est pas assez, il faudrait un discours.
La solution c'est de le dire aux adultes, les professeurs ils règlent tout.

J'aimerais avoir un super pouvoir, c'est de me transformer en chat volant.
Je l'ai lu rapidement et il est passionnant.






Né en 1975 à Saint-Nazaire, Erwan Bargain est auteur et journaliste indépendant.
Après des études de journalisme à Bordeaux, puis de philosophie à l'universtié de Bretagne Occidentale à Brest, il a collaboré avec plusieurs magazines de presse nationale et régionale, notamment à L'écran fantastique, avec lequel il poursuit sa collaboration. Spécialiste du cinéma fantastique, il contribue au Guide des films dirigé par Jean Tulard (éditions Robert Laffont).
Parallèlement, il est l'auteur de recueils de poésie (Poèmes carnivores, Humâlité, Schizométrie, La folie des grandeurs, L'Asymétrique) tous publiés aux éditions Caractères , de livres pour enfants aux éditions Le pré du Plain, dont l'album Lettres à rêver et sa version bretonne, Lizhiri an hunvreoù, publiée par le même éditeur en novembre 2013.
Erwan Bargain est également auteur de pièces de théâtre (Dis-le moi ! et Reprise des négociations, chez Lansman), d'un recueil de nouvelles (En marche arrière aux éditions Les alchimistes du verbe) et de romans publiés aux éditions Terriciaë, dont le dernier, Old school, sorti en 2012 sous le pseudonyme d'Yvan Rimbaut, est le récit autobiographique de ses années de collège à Camaret.
En 2005, il ajoute une corde à son arc en animant des ateliers d'écriture. Ce sera sa première collaboration avec la Bibliothèque du Finistère dans le cadre du dispositif Ados d'Mots. 


jeudi 11 avril 2019

Les phrases interdites si vous voulez rester en couple de Pascale et Gilles LEGARDINIER




Pascale & Gilles LEGARDINIER

Les phrases interdites si vous voulez rester en couple











4ème de couverture : 
Les meilleurs thérapeutes de couple le disent : l’essentiel d’une vie conjugale épanouie, c’est la communication ! Pour la parfaire, Pascale et Gilles Legardinier ont décidé d’unir leurs forces : Les Phrases interdites si vous voulez rester en couple liste tous ces mots « qui dépassent notre pensée » et qu’il vaut mieux éviter de dire à notre conjoint(e). Rempli de l’humour qu’on connaît aux auteurs de Demain j’arrête et de Comme une ombre, ce manuel à l’usage des gaffeurs et autres ironistes est une lecture idéale pour tous ceux qui veulent vivre ensemble sans trop se chamailler !






Pascale et Gilles Legardinier récidivent sur une co-écriture qui leur va bien.
Quel joli livre, la couverture est dure et la mise en page me rappelle vaguement une collection de mon enfance.

J'ai accueilli les premières pages avec des frissons, l'amour que se porte ce couple est palpable.
Au fil du temps, j'ai trouvé un petit bonbon littéraire, à l'image acidulée et flashy de sa couverture.
Pour la petite confidence, je suis moquée, j'ai lu un post de l'auteur et il parle de "bonbon" lui aussi, alors tant pis je ne modifie pas ma chronique, on va dire que les grands esprits se rencontrent.

Le point de vue devient féminin ou masculin en fonction des chapitres et de qui l'a rédigé de Pascale ou de Gilles.
Une petite touche amusante est bien présente c'est certain.
Cette alternance est judicieuse, vive la parité homme/femme.

Inévitablement certains clichés apparaissent, sans parler des petites illustrations qui ornent les pages et font très princesse.
Mais ça passe, c'est fait avec humour et bienveillance.
Les lecteurs de Gilles Legardinier connaissent tous les messages qui leur sont adressés en fin de roman et ils débordent d'amour et de sincérité.
Etant donné qu'il ne s'agit pas d'un roman, mais d'un recueil, le lecteur le ressent d'autant plus.

En tout cas, je me suis entendue ricaner sur le chapitre qui fait référence à la capacité extraordinaire des hommes de tout perdre, clés, chemises, objets en tout genre...
Une lecture qui détend tout simplement.

mercredi 10 avril 2019

La fille de Kali de Céline DENJEAN

 





Céline DENJEAN

La fille de Kali





4ème de couverture :
Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l'objet d'une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…
Vengeance, règlement de comptes, acte de barbarie à connotation sectaire ?
Alors que l’enquête peine à démarrer, un meurtre identique est perpétré un mois plus tard à quelques kilomètres de la ville rose. Le spectre redouté d’une tueuse en série s’inspirant de la déesse Kali se matérialise alors…
Tandis que le capitaine Éloïse Bouquet et son équipe, aidés par un profileur, tentent de remonter la piste de cette psychopathe hors norme, Amanda Kraft, jeune et ambitieuse journaliste d’investigation, et Danny Chang, détective privé enquêtant de son côté sur un prétendu suicide,  mènent chacun de leur côté des enquêtes parallèles qui vont les mener jusqu’à l’antre de la tueuse…








Je suis vite freinée par l'épaisseur d'un livre, mais il y a des découvertes qui valent la peine de la braver .
Tout est histoire d'appréciation personnelle, je rencontre souvent des lecteurs qui préfèrent les pavés.

Une femme inquiète contacte la police, car son mari ne répond plus depuis plusieurs jours.
Suite à une mutation, le père de famille est parti vivre dans le Sud, en attendant l'arrivée des siens.
Les policiers dépêchés sur place des plus macabres, avec toute une symbolique autour à décrypter.

La ville de Toulouse ou encore le Gers comme terrains de jeu, les crimes se passent tout autour de chez moi.
Je suis cernée c'est inquiétant, j'adore.
Une course contre la montre effrénée se joue pour retrouver le ou les meurtriers, mais surtout par peur de trouver un nouveau corps sans tête.

La partie concernant l'Inde est passionnante, on découvre toute une culture autour de leurs croyances et du tantrisme.
On ressent les recherches de l'auteure sur le sujet conséquentes.

Différents intervenants avancent dans l'enquête, dont certains sans le vouloir.
Ces autres liens tissés autour des meurtres apportent une belle épaisseur au roman, au propre comme au figuré.
Blague à part, l'histoire en ressort étoffée et grandie, tirer sur ces petits bouts de laine qui dépassent est un régal.

Oh mon dieu, le tueur est passé par Cahors, soit à 15km de chez moi.
Quand on sait de quoi il est capable, c'est à mourir de peur et ça donne une certaine réalité au roman.
Bon, attendez-moi deux minutes je vais fermer ma porte à clés...

Un bien bon thriller, je suis curieuse de poursuivre avec le deuxième "Le cheptel", pour voir l'évolution de l'écriture.
Et mon petit doigt me dit que ça ne saurait tarder.





Educatrice spécialisée de formation initiale, elle a travaillé pendant six ans comme chef de service. depuis un an, elle se consacre entièrement à sa passion, l'écriture.