vendredi 11 août 2017

Mort point final de Frank KLARCZYK






Frank KLARCZYK

Mort point final














4ème de couverture : 
Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur ! 
L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.








Un professeur de français qui s'inspire d'une histoire de Stephen King, ça va plaire à une paire de lecteurs c'est certain.
Ça m'a plu énormément et j'ai pas mal flippé, mais c'est tellement bon.
En tout cas l'idée est excellente, horrible, mais excellente.

Monsieur Bernard a décidé de passer les deux prochaines heures de cours dans des conditions particulières, d'abord il ferme la salle de classe à clé, ensuite il propose une dictée à ses élèves.
Il sort une arme et explique que les fautes seront punies...
Ces deux heures de cours vont devenir deux heures de cauchemar, sauf pour ceux qui mourront avant.

Voilà un moment que je n'avais pas retenu ma respiration face à la tension d'une scène.
Et quelle scène, un huis clos dans une salle de classe  avec un professeur parfaitement calme, mais armé.
Quel effet ça fait de stresser de la sorte sur un nombre de pages aussi important, et ce sans relâchement.

Bravo à l'auteur, c'est fort, puissant et bien construit. Je me suis éclatée et j'ai attendu la chute en me disant : attention, attention, il faut qu'elle soit aussi racée que le reste, je ne pardonnerais pas une faiblesse.
Ça matche, le dénouement est relativement court, mais il remplit le job. 

Ayant lu le précédent roman de l'auteur, j'ai vu une évolution de style incroyable.
Frank Klarczyk s'est montré froid et dur en proposant ce roman à ses lecteurs, c'est exactement ce que nous recherchons.
De la peur, une tension à couper au couteau et presque des sueurs froides. 
J'avoue être bluffée.





Depuis plus de vingt ans, Frank Klarczyk est un 'policier de la rue'. Après avoir fait ses premières armes en région parisienne, il a exercé dans le Pas-de-Calais où sont ses racines. Puis, tombé sous le charme du Sud-Ouest, il a aujourd'hui obtenu sa mutation en Corrèze.
Cinéphile et passionné de littérature policière, il apprécie les auteurs américains Harris, Connelly, King, Lehane comme les auteurs français Grangé, Chattam et, surtout, Thilliez. 




mercredi 9 août 2017

Que dieu me pardonne de Philippe HAURET






Philippe HAURET

Que dieu me pardonne















4ème de couverture : 
Ici, une banlieue tranquille, un quartier résidentiel et ses somptueuses maisons dans lesquelles le gratin de la ville coule des jours paisibles… À quelques encablures, une petite cité, grise et crasseuse. Avec sa bande de jeunes désœuvrés qui végètent du matin au soir. Deux univers qui se frôlent sans jamais se toucher.

 
D’un côté, il y a Kader, le roi de la glande et des petits trafics, Mélissa, la belle plante qui rêve d’une vie meilleure… De l’autre, Rayan, le bourgeois fortuné mais un peu détraqué… Et au milieu, Mattis, le flic ténébreux, toujours en quête de rédemption.

 Une cohorte d’âmes égarées qui n’auraient jamais dû se croiser… 
Des destins qui s’emmêlent, des illusions perdues, des espoirs envolés… Et puis, cette petite mécanique qui se met en place comme une marche funèbre… implacable !






Je suis impressionnée par la construction des personnages, c'est un élément qui revient souvent dans mes avis car j'y attache de l'importance. 
Je pense qu'on se souvient d'un roman en partie, grâce ou à cause des personnages.
Ici, j'ai vu Philippe Hauret lisser de la glaise pour leur donner forme, les travailler, puis finalement les laisser prendre vie.

Kader se fait pincer à son domicile après un cass, peut-être serait-il temps de faire quelque chose de sa vie et d'arrêter de zoner à longueur de journée dans sa cité.
Rayan lui, est tellement blasé par son argent qu'il se sent au-dessus de tout et de tous.
Mattis est flic, et a un problème, sa femme lui réclame un enfant qu'il ne se sent plus du tout d'avoir à son âge.
Leurs destins vont se croiser pour faire des étincelles...

Des personnalités que tout oppose, des milieux sociaux différents, mais le lecteur va avoir la même envie, l'envie d'en savoir plus sur chacun d'entre eux.
J'ai ressenti une vive curiosité et un réel intérêt en tournant les pages, je me suis demandé comment tout ça pourrait bien finir.
Je dirais que ce qu'il se passe dans le roman est plutôt croustillant, les rebondissements sont déconcertants et plaisants.

J'ai trouvé de jolies qualités à "Que Dieu me pardonne", c'est une très belle découverte, je l'ai refermé en ayant une grosse envie de réfléchir à la vie.
Une chose est sûre elle est précieuse et il faut la fêter tous les jours.




Philippe Hauret est né en 1963 à Chamalières. Il passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez avant de venir s'installer sur Paris. 
Il travaille aujourd'hui pour la bibliothèque d'une université. 




lundi 7 août 2017

Ice cream & châtiments de Nadine MONFILS








Nadine MONFILS

Ice cream & châtiments












4ème de couverture : 
La tournée du sosie du King, Elvis Cadillac, dans une province belge tourne à l'épopée tragicomique !Elvis est seul sur la route, au volant de sa Cadillac, avec sa chienne Priscilla à ses côtés. Il a décidé de prendre quelques jours de vacances dans le Chimay et doit prochainement se produire devant un parterre de vieux dans la maison de retraite " Le rossignol guilleret ". Tout va bien... et soudain bang ! Il percute quelque chose ! Il s'arrête et constate qu'il vient de renverser un homme. Face contre terre, le corps ne bouge plus. Elvis le retourne et s'aperçoit avec stupéfaction que c'est une vedette de cinéma très connue. Ni une ni deux, il charge le type dans le coffre de sa voiture. Commence alors pour Elvis une série de folles pérégrinations à travers le Chimay pour, d'abord, se débarrasser de cet encombrant et trop célèbre cadavre, expliquer ensuite à sa conquête de la veille ? une touriste belge et majorette en vacances au camping d'à côté, et qui semble vouloir s'incruster chez lui ? la présence dudit cadavre dans sa voiture. Et assurer comme un King digne de ce nom à son concert au Rossignol guilleret, face à des retraités farouches qui ne vont pas se laisser séduire comme ça. Heureusement, un ange gardien descendu du ciel (sur un vélo un peu fatigué certes...) va venir lui apporter son aide bienveillante ? quoiqu'un peu maladroite. Pas sûr que cela suffise à le tirer d'affaire...





Je n'ai pas dû attendre bien longtemps avant de m’esclaffer, Nadine Monfils reste fidèle à elle-même et use de son talent humoristique et en abuse même, pour mon plus grand plaisir.

Elvis roule dans sa rutilante Cadillac rose et percute un animal.
Quand il se rend compte qu'il s'agit d'un papy nu et surtout connu, il l'embarque et poursuit sa route...

Ce que j'aime avec les personnages de l'auteure c'est qu'ils pensent à l'envers, ils font tout ce qu'il ne vaut mieux pas faire pour finir entre les barreaux.
Pas de morale, pas de bienséance et pas de cerveaux tout court, tout comme moi quand je le pose à côté de moi pour lire ses romans.
On ne réfléchit pas, on se laisse driver entre deux fous rires et ça fait un bien terrible.
J'ai à plusieurs reprises ouvert grands mes yeux tellement certaines scènes sont ahurissantes et ça passe tout seul, hop et on se marre encore plus.
On se dit :" non, mais non c'est pas possible, il ou elle ne va pas faire ça !!!"... et bien si, ils le font et avec cœur.

Quel bonheur de retrouver Mémé Cornemuse dans la deuxième aventure d'Elvis Cadillac. 
Cette petite vieille, qui au passage est loin d'être sans défense, est fabuleuse, je l'aime d'un amour fou et je ne m'en lasserais jamais, elle vend du rêve. 

On le dit et on le redit, le style de ces romans est particulier, il faut être capable de se relâcher et d'ouvrir ses chakras.
Personnellement il m'est arrivé de pleurer de rire, oui oui vraiment, avec de vraies larmes qui coulent et le mari à côté qui me prend pour une dingue, quoique maintenant il est plus que briefé.
C'est vulgaire, mais on sait qu'on a le droit avec Nadine Monfils et qu'elle ne fait pas semblant alors autant s'y vautrer à fond.

Ce dernier opus ne fait pas exception, les péripéties d'Elvis et de Mémé Cornemuse sont fantastiques et puis il y a d'autres personnages qui n'échappent pas à la dérision, mais ça c'est à vous de le découvrir.

Paradoxalement, et on en parle peu, mais il y a du sang qui coule à chaque roman.
Il y a une partie noire avec pas mal de macchabées au milieu du style léger et humoristique, le compromis parfait quoi.

Je pense toujours la même chose en tournant la dernière page : encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore...




Nadine Monfils est écrivaine et réalisatrice belge, vivant à Montmartre.
Nadine Monfils a été successivement enseignante, attachée de presse d'une maison d'édition, comédienne de théâtre et critique littéraire pour le Père Ubu, l'équivalent belge du Canard enchaîné. 
Mais c’est avant tout comme auteur que Nadine Monfils s’est fait connaître avec la publication d’un recueil de contes, de poésie, de romans, de nouvelles et de plusieurs pièces de théâtre.



vendredi 28 juillet 2017

Le bal de ses nuits de Magali LE MAÎTRE






Magali LE MAÎTRE

Le bal de ses nuits














4ème de couverture :
Un site de sorties pour parents divorcés et autres âmes égarées. Un groupe d'amis devenus inséparables : cinq hommes, cinq femmes. L'une est retrouvée égorgée ; puis une deuxième. Les enquêteurs sont formels : le tueur est un membre du groupe. Encore une histoire de psychopathe... Et si ce n'était pas le bon scénario ?






Si j'avais apprécié le premier roman de Magali Le Maître, je peux vous dire ce dernier est encore meilleur, vous êtes en train de vous dire que c'est logique et bien non ce n'est pas une évidence.
La fluidité est bien agréable mais il y a un petit plus qui fait la différence.

Magdalena est inscrite sur le site SOS, Si On Sortait, ce dernier permet de réunir des personnes autour d'intérêts communs.
On s'en doute, les rencontres sont fréquentes et s'est créé des couples et belle bande de potes.
Jusqu'au jour où l'une d'entre eux est retrouvée la gorge tranchée à la suite d'une de leurs soirées...

J'ai été victime d'addiction littéraire, si si vous savez de quoi je parle, quand vous ne pouvez plus lâcher votre livre et qu'il se lit presque d'une traite.
Je sais qu'on parle le même langage entre passionné.
L'auteure a réussi à créer une bande de personnages captivante tant par leurs vies, leurs petites expériences heureuses ou malheureuses.

Le tueur est forcément l'un d'entre eux et donc parfaitement intégré à ce petit groupe, les suspicions ont de quoi rendre fou.
Le regard posé sur chacun n'est plus le même et la peur est bien présente, d'ailleurs les meurtres s'accélèrent.
Le dénouement est finalement simple mais efficace, à moins que ..., j'ai eu comme un doute...
En un mot addictif!




La quarantaine, originaire de Lille, Magali Le Maître s’est d’abord bâti une solide expérience poétique via deux superbes recueils parus aux éditions Cénacle de Douayeul, avant de se lancer dans la presse culturelle, l’écriture scénaristique et dans les légendes pour ouvrages photographiques.
Aujourd’hui, elle évoque et provoque l'univers du harcèlement via son premier polar, "Quelqu’un comme elle".


  

lundi 24 juillet 2017

Teroo et le secret maori de ANBLEIZDU et ELLA



Teroo et le secret maori

Anbleizdu et Ella







4ème de couverture : 
Teroo est un jeune maori, élevé par un vieil homme qu'il considère comme son grand-père.
Un jour, alors qu'il explore une grotte souterraine, le petit garçon découvre une poterie magique dans laquelle on entend la mer...
Et si son grand-père connaissait le secret de la poterie ?
Et s'il lui cachait depuis toujours quelque chose qui allait tout changer ?
Cette histoire pleine d'aventure et de danger est un vrai beau voyage au cœur des îles !




Louisa 7 ans :
J'aimerais trop une suite pour continuer les aventures de Teroo.
Les illustrations sont belles, cette île perdue est géniale, il y a une grotte qui donne envie d'y aller et j'ai envie de découvrir ce qu'il y a dedans.

Teroo a été tatoué c'est bizarre pour un enfant et j'ai aimé quand il se transforme en dauphin.
Surtout quand il a ouvert la bouche comme un crapaud bouffi pour plonger et aller dans la grotte.

Par contre j'aime pas le poisson mais j'achèterais un magasin pour manger des pâtes et autre chose que j'aime.
Je voudrais bien avoir Teroo comme copain parce qu'il a l'air gentil ! 
Moi, si je vivais là-bas j'aimerais qu'il fasse pas un temps moche.
Le livre me plait beaucoup !!!




Anbleizdu, de son vrai nom Yoann Rouxel, est auteur et illustrateur.
Il est diplômé d'une école de graphisme publicitaire à Angers (1996-1999).
Après douze années de travail dans la publicité en tant qu’infographiste, c’est en 2012 qu'il s’est lancé dans l’illustration pour la jeunesse.
En 2014 il se lance dans l'écriture.
son site : http://anbleizdu.daportfolio.com/ 













mercredi 19 juillet 2017

Une bonne intention de Solène BAKOWSKI







Solène BAKOWSKI

Une bonne intention


Disponible en epub 
puis en papier à l'automne 










4ème de couverture : 
« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »
Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ? 
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable. 






Ma précédente lecture "Un sac", a laissé en moi une impression agréablement surprenante.
J'ai scruté ce nouveau roman avec la plus vive attention.

Quoi de plus horrible pour une petite fille que de perdre sa maman, Mati n'en peut plus de la souffrance, celle de son père surtout.
Un an après, Nicolas est toujours aussi mal et n'arrive pas à faire face à cet événement irrémédiable.
La grand-mère de Mati soulage leur quotidien autant que possible, jusqu'au jour où la petite fille ne rentre pas de l'école et reste introuvable...

Enlèvement? Fugue? Que s'est-il passé, je suis face à mon pire cauchemar, ne pas savoir où se trouve votre enfant, ne pas savoir s'il est entre les pattes d'un monstre, ne pas savoir si vous le retrouverez un jour ... vivant ou dans quel état.
Je n'ose même pas me mettre à la place de Nicolas et de sa mère, la mamie de Mati.

Les nerfs sont tendus au maximum, les recherches, les incertitudes, le tout est carrément stressant.
Les rebondissements et les surprises sont nombreux.

Une histoire grave, profonde et poignante et même si j'ai préféré "Un sac" tout simplement parce que le sujet du dernier roman me fait peur, Solène Bakowski a su faire filtrer tout un tas d'émotions.
Deuxième roman lu et deuxième fois étonnée par la tournure que prennent les récits, je pense que c'est la force de l'auteure et sa signature pour le coup.
Même le final est déroutant.





Solène Bakowski est née en 1981.
Elle est actuellement enseignante.
Elle vit à Paris avec son époux et sa fille. 


lundi 10 juillet 2017

Ne dis rien à papa de François-Xavier DILLARD

   



François-Xavier DILLARD

Ne dis rien à papa




4ème de couverture :

Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante.

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l’un, une propension à la mélancolie et, chez l’autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu’elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d’images qu’elle voudrait tant oublier... À n’importe quel prix…
Et lorsqu’un nouveau voisin s’installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d’une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister.
Avec Ne dis rien à papa, François-Xavier Dillard fait son grand retour au thriller psychologique qui lui a valu de conquérir les lecteurs avec Fais-le pour maman, Prix Pocket des Nouvelles Voix du Polar 2017.






Lors d'un court passage, l'auteur décrit un viol conjugal, ça passera inaperçu pour beaucoup, mais pas pour moi.
Je n'ose pas imaginer le nombre de femmes qui le subissent et j'ai envie de penser que la dénonciation est volontaire et ça me plait, je me trompe peut-être.

Fanny gère tant bien que mal le quotidien fractionné par les disputes et les crises de ses fils.
Des personnalités à l'opposé et il n'est pas difficile de voir qu'il y a un problème, mais une mère préfère parfois se voiler la face.
La mère de famille va devoir ouvrir les yeux et vite, les accès de violence vont s'accélérer.
Glenn est le nouveau voisin qui vient d'emménager dans la maison laissée vacante par le décès de sa propriétaire.
La vie du quartier va prendre un virage à angle droit...

Ce n'est pas au début qu'une histoire, mais bien plusieurs, comme des départs de feu allumés par un pyromane qui sont disséminés çà et là.
Le lecteur va s'interroger fortement et longtemps sur le fond du récit, à contrario, c'est prenant et l'envie de connaitre le fin mot de l'histoire est forte et insidieuse. 

Quel épouvantable secret peut bien avoir été enfoui, sachant de quoi est capable François-Xavier Dillard j'ai senti la pression monter en étant sûre qu'au bout je prendrai une gifle.
La vie de Fanny est détaillée et prenante, on sent une aura malsaine sur cette famille et croyez-moi ça tient en haleine.
J'ai vraiment apprécié que l'enquête sur un tueur en série soit au second plan tout en gardant son importance.
Quand tous les départs de feu s'embrasent pour n'en faire plus qu'un c'est en effet très beau et la gifle est au rendez-vous, brutale et vivifiante.

L'amour maternel est parfois déroutant et laisse pensif, c'est bien le cas ici avec Ne dis rien à papa, je me suis dit waw l'auteur est allé très loin et c'est diaboliquement grisant.




Après des études de droit et de gestion, François-Xavier Dillard intègre un grand groupe énergétique français au service des Ressources Humaines puis de la Communication.
"Un vrai jeu d'enfant" (Fleuve Noir, 2012) est son premier roman.

vendredi 7 juillet 2017

De cauchemar et de feu de Nicolas LEBEL






Nicolas LEBEL

De cauchemar et de feu













4ème de couverture :
Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA. Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu. Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.






Voilà un auteur que je suis depuis ses débuts, je ne rate aucun de ses romans.

Un anglais est retrouvé assassiné dans les toilettes d'un pub parisien.
L'équipe de Merhlicht est sur le coup pour remonter jusqu'au tueur, le corps de la victime et la méthode de dézinguer sont parlants, reste à étudier tout ça...
Une jeune stagiaire fraîchement débarquée va faire connaissance avec le petit homme à tête de grenouille et ne va pas échapper au bizutage qui attend les indésirables.

Je suis toujours tout ouïe quand il s'agit de la guerre entre l'Irlande du sud et du nord, c'est un sujet vraiment intrigant.
On sent les recherches effectuées, c'est une partie du roman très réussie, elle est d'ailleurs alternée avec l'enquête de nos chers flics, qui eux s'activent dans le présent.
La guerre, les religions, encore et partout, c'est un grand débat tout ça et j'ai beaucoup aimé ce que l'auteur en a fait.

Sans parler de l'humour au combien particulier de Merhlicht qui relativise d'une façon extrême tout ce que la vie porte de strict et de contraignant.
Merhlicht, c'est vraiment le petit plus des romans de l'auteur, un peu comme la chantilly sur la cerise du gâteau.
Il est aussi antipathique que repoussant et pourtant le lecteur ne peut s'empêcher de l'aimer à cause de sa fragilité due aux épreuves que la vie lui a infligée.
Si Nicolas Lebel se décide à écrire un oneshot, je me jetterai dessus pour voir quel nouveau personnage il nous a concocté.
Ça peut paraître secondaire, mais un personnage qui reste dans la tête, c'est je pense, un sérieux atout.

Je ne pensais pas que les légendes irlandaises pouvaient être aussi flippantes, dire que j'avais en tête les leprechauns, des petits bonshommes roux habillés de vert, symbole de joie.
Dans De cauchemar et de feu nous en sommes loin... la couleur rouge est bien là, mais elle est la seule à tout recouvrir.
J'ai adoré sentir le danger et les scènes d'action dans lesquelles l'équipe de flics a été plongée sont fabuleuses.

Si j'étais curieuse et envieuse de découvrir l'Irlande et bien désormais c'est pire, merci Monsieur Lebel.
Alors le prochain oneshot or not oneshot? 




Nicolas Lebel est linguiste, traducteur et enseignant.
Il est également auteur de romans policiers.
Nicolas Lebel a fait des études de Lettres et d’anglais puis il s'est orienté vers la traduction. Il est parti en Irlande quelque temps avant de devenir professeur d’anglais. Il enseigne aujourd’hui dans un lycée parisien.
Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins: "Les Frères du serment". 
En 2013, il publie aux Éditions Marabout "L’Heure des fous", en 2014, "Le Jour des morts", puis en 2015, "Sans pitié, ni remords", trois romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste. Ces trois romans mettent en scène le capitaine Mehrlicht.
Finaliste de la Plume de Cristal du FIFP Liège 2013 et finaliste du Prix du meilleur polar francophone Montigny 2013, il vit à Paris.
page Facebook: https://www.facebook.com/pages/Nicolas-Lebel-Polars/485293481534883 

jeudi 6 juillet 2017

Le chat qui avala un dinosaure de Nicole SNITSELAAR et ANBLEIZDU






Texte : Nicole SNITSELAAR 
et
Illustrations : Anbleizdu







4ème de couverture :
Un gros chat paresseux et vantard lance un défi à ses amis : - J'avalerais bien un dinosaure tout entier de la tête à la queue, sans oublier ses pieds ! - Impossible ! Un dinosaure est un animal immense, lui dit-on. Le chat rit. Il est sûr de gagner. Mais tout le monde connaît le proverbe : tel est pris qui croyait prendre... Notre chat en fera l'amère expérience !




Louisa 7 ans :
Mon personnage préféré est le chat, il est pas ordinaire et est bizarre.
C'était quand même pas très très bien ce qu'il a fait, mais c'est pour prouver à ses amis qu'il pouvait manger un dinosaure. (chut) Il agit mal, moi je prouve ce que je sais faire à l'école, mais je me vante pas.

Les images sont bien faîtes, surtout la dernière page, là où il y a deux belles couleurs.
La fin a été une surprise pour moi, je ne m'attendais pas à ça, je m'attendais à quelque chose d'autre...
J'ai été contente d'être surprise.

Mon moment préféré c'est quand le chat recrache les souris, il est bête ce chat dans toutes les maisons y a des souris.
J'ai aimé l'histoire toute entière, ça se passe à la préhistoire et les animaux sont sympas.
J'ai appris la chaîne alimentaire à l'école, du coup je connais par cœur ce que mangent les animaux et dans le livre on en parle.

Je lui donne la note de A+, j'ai adoré !!!
Il était super, super, super, rien qu'en regardant les images je l'ai trouvé très bien.
Je donne aussi la note ttb. (Comprendre très très bien)




Elle est née en Belgique, d'un père hollandais et d'une mère écossaise. Entourée de trois frères et de deux sœurs, son enfance sera bercée d'histoires tirées de la langue anglaise ou inventées par son père au moment du coucher. A l'âge de 6 ans, toute la famille s'installe en Alsace. Elle a toujours aimé la lecture et le contact avec le monde de l'enfance. A 14 ans, elle apprend la guitare et écrit ses premières chansons. En 1979, maintenant éducatrice de jeunes enfants, elle sort son premier disque en 33 tours chez Auvidis (aujourd'hui Naïve) et se marie. Après avoir élevé cinq enfants (dont des triplés) et ajouté 6 CD à son carquois, elle trouve que le domaine de la chanson et comptine est trop restrictif. Elle a envie de faire autre chose qu'un concentré d'histoires !Elle se lance dans l'écriture avec bonheur et persévérance. Elle souhaite que les enfants retirent autant de plaisir à lire ses histoires qu'elle en a eu à les écrire.Vous pouvez retrouver toute son actualité sur son site.


Après 12 ans dans la publicité en tant qu’infographiste, je décide, en 2012 de changer de voie et de me lancer dans l’illustration jeunesse.

Une pointe de traditionnel, un soupçon de numérique et une grosse pincée d’imagination donne vie à mes illustrations.

Après avoir passé 2 ans à mettre en images les mots de mes auteur(es), je me lance dans l’écriture.
Loin du quotidien, je crée des histoires imaginaires, drôles et parfois un peu folles, qui, je l’espère, feront rêver les jeunes lecteurs.