lundi 2 juillet 2018

Nuit blanche de Nicolas DRUART






Nicolas DRUART

Nuit blanche















4ème de couverture : 
Saint-Florentin-sur-Lot : trois mille deux cents habitants répartis dans un isthme, encerclés par le Lot; un hôpital reclus dans les bois, à l’extrémité nord de la presqu’île. 
Et une tempête déferlante.
Julie est interne dans le service de médecine et n’aspire qu’à une seule chose : une nuit de garde calme. Mais l’arrivée d’un nouveau patient vient bouleverser ses projets. Un homme plongé dans le coma, escorté par deux gendarmes, va perturber la quiétude du centre hospitalier. Aussitôt après son admission, les tragédies s’enchaînent. Des malades décèdent de façon inexpliquée, un accident mortel décime des ambulanciers, et alors que la tempête isole l’hôpital du reste du monde, un crime atroce est commis.





Wouh ça sent la maîtrise et j'apprécie grandement, j'ai toujours une petite appréhension de me lancer avec un auteur que je ne connais pas.

Je le reconnais, c'est idiot, c'est comme ça qu'on découvre des pépites en papier, d'ailleurs c'est un manuscrit sélectionné par Franck Thilliez himself.

Julie est une interne débrouillarde, qui a quitté la ville de Toulouse, pour jouer les rats des champs dans un hôpital du Lot, non loin de là.
Gendarmes et ambulanciers lui confient un patient dans le coma, à la base il s'agit d'un homme extrêmement dangereux.
Quelques heures plus tard, survient une panne de courant et Julie se rend compte que la tempête qui se joue à l'extérieur a fait des dégâts effroyables.
Elle se retrouve coupée de monde, avec une petite équipe de soignants... et de patients...
L'ambiance va vite devenir invivable.

Il faut que je vous parle de l'ambiance, elle est angoissante au possible, je me sentirais presque claustrophobe alors que nous sommes dans un hôpital, l'espace de jeu est pourtant grand à la base. 
C'est un huis clos qui a du chien, j'ai cru étouffer, sans parler des rencontres glaçantes possibles au détour d'un couloir.

En parallèle, la jeune interne lit le dossier de son mystérieux patient.
Cet homme est un cauchemar à lui tout seul, je dois l'avouer j'ai eu la frousse et je suis passée par des moments où je n'étais pas tranquille.
Qu'il est bon de flipper avec un livre dans les mains et même si la ville est inventée, ça se passe chez moi à côté de Cahors, Luzech... chez moi quoi, dans le Lot.

La peur peut faire agir la personne la plus responsable et réfléchie comme une ado de 15 ans.
Les personnages ne s'ennuient pas, c'est le moins que l'on puisse dire, les petits meurtres sympas se succèdent et leur façon d'agir est parfois désarmante, parfois inconcevable.
Je vous laisse imaginer les regards soupçonneux échangés par les uns et les autres.
Le principal c'est que ça bouge, que ça vive ou que ça meure, au choix.

La promesse est tenue, la fin est folle, j'adore.
Tout est dans la psychologie, écoutez ma voix et lisez ce livre maintenant, 1, 2, 3, réveillez-vous ... ou pas ...






Son premier roman, "Nuit blanche" reçoit le Prix du suspense psychologique 2ème édition 2018. 


mardi 26 juin 2018

Le soleil dans le sang de David DOMA






David DOMA

Le soleil dans le sang


Fleur Sauvage, 
un label de LBS France












4ème de couverture :
Marvin Williams, boxeur noir américain, ne supporte plus le silence de sa fille Betty, prodigieuse danseuse classique qui refuse tout contact avec lui depuis plusieurs années. Dévoré par l’envie de la revoir, il attend son ex-femme à la sortie de son lieu de travail pour lui arracher l’adresse de leur fille. Aussitôt qu’elle l’aperçoit, son épouse grimpe dans sa voiture et prend la fuite. Il la poursuit jusqu’au moment où elle perd le contrôle de son véhicule et sort de la route. Cet accident lui vaut le mépris de ses pairs. Pourtant, le besoin de retrouver l'amour de Betty devient plus fort que jamais, l’empêchant de remonter sur un ring...
Un récit intense, où l'univers sombre de la boxe vient à la rencontre de celui de la danse. Amour d'un père pour sa fille, conflits intérieurs dans une Amérique torturée, David Doma signe, avec ce nouveau roman, une véritable merveille !





Quelle magnifique couverture, elle allie la force et la grâce, deux sports très différents qui pourtant se rejoignent dans l'effort constant où la progression et la performance règnent.

Marvin est un boxeur quadragénaire sur le retour, cet emploi peu commun lui a fait perdre sa famille.
Sa fille Betty refusant de la voir, ce père malheureux se sent amputé, incomplet et va provoquer le destin...

Il y a tellement d'hommes qui se désintéressent de leurs enfants et ne s'en occupent pas ou plus une fois séparé de la mère.
Et il y a tellement d'hommes qui sont privés de leurs enfants, victimes de manipulation mentale.
C'est un sujet qui m'arrache les tripes, étant féministe, les enfants et leur bien-être passent avant tout dans mes combats.
La mère devient maltraitante en privant l'enfant de son père, par amour il faut d'abord penser à l'enfant avant de vouloir marquer des points dans la guerre engagée suite à la séparation du couple.
Il suffit d'ouvrir les yeux sur les réseaux sociaux pour voir des pères mourir de chagrin.
Je suis capable de sortir les griffes pour défendre une femme battue ou violée, mais aussi un père exclu de la vie de son enfant par la mère.
Les conséquences psychologiques sont invisibles à l"oeil nu sur l'enfant, pourtant il va pousser de travers, avec des difficultés à se construire. 
Je ne préfère pas parler de sa vie d'adulte, je ne me prétends pas psychologue, j'ai tout de même une vague idée.

En poursuivant sa lecture, on se rend compte que Marvin n'a pas toujours été un bon père et un bon mari, il a fait un peu n'importe quoi à un moment donné de sa carrière.
Il n'empêche que sa souffrance est immense et que le rejet de la part de sa fille est impossible à surmonter.

J'adore la boxe j'en ai fait quelques années, c'est vraiment un sport qui me fait vibrer, seulement dans le présent roman, c'est un homme noir qui boxe, tout comme son père, une génération avant...
Il était déjà bien difficile d'être un black né aux Etats-Unis au début des années 1900, alors la boxe semble être une pratique honteuse.
On ressent cette honte à de nombreuses reprises, je pense qu'il y a une vraie évolution, les décennies passant ou du moins en France.
Prenez l'exemple de Jérome Le Banner, c'est une vraie légende et c'est une fierté d'avoir un tel performer.

La vie de Marvin est compliquée, tout au long du roman j'ai souhaité un réel changement pour lui, je vous laisse découvrir son histoire.




David Doma et né à Paris en 1967. Il a écrit de nombreuses nouvelles avant de publier un premier roman en 2008 (L'inconnue) et un deuxième en 2013 (La nuit des secrets). 

  

lundi 25 juin 2018

Là où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit de Séverine DE LA CROIX





Séverine DE LA CROIX

Là où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit














4ème de couverture : 
Et si le bonheur était un sentiment à réinventer ?
Dans la vie de Félicité, tout est allé de travers. Elle rêvait d'amour et de poésie, mais se retrouve seule avec ses deux enfants, Corentin et Manon, nés de pères différents.
Mathilde, sa soeur aînée, a de son côté planifié chaque aspect de son existence. Pour être comblée, il ne lui manque qu'un bébé, qui refuse d'arriver.
Félicité et Mathilde, que les épreuves ont séparées, vont-elles se rapprocher ?
L'anniversaire de Corentin va faire basculer le destin.
Félicité avait promis à son fils de lui révéler l'identité de son père le jour de ses dix ans. Mais impossible d'avouer le secret qu'elle garde douloureusement depuis tant d'années.
Grâce à la tendresse retrouvée de Mathilde et à un mystérieux charpentier aux chemises de bûcheron, Félicité va-t-elle enfin affronter son passé et s'ouvrir à l'amour ?





Séverine De La Croix est une auteure que nous adorons avec ma petite associée Louisa, d'habitude c'est elle qui chronique ses livres, mais en jeunesse.

La vie a séparé deux sœurs que tout oppose.
Mathilde a tout pour réussir sur le plan carrière professionnelle tant que sur le plan social, sauf qu'elle désire plus que tout un enfant et qu'il est parfois compliqué de tomber enceinte rapidement.
Félicité, elle, galère financièrement avec un emploi à faible revenu et gère plus ou moins seule ses deux enfants.
Elle avait fait une promesse à son fils, pour ses 10 ans, elle lui donnerait le nom de son père, une promesse impossible à tenir...

Les différents personnages sont très plausibles, ils rencontrent des difficultés dans leur quotidien, plus ou moins graves, que n'importe qui peut rencontrer.
La douleur de Mathilde est palpable, c'est plus que tendu entre elle et son mari, elle est tombée dans l'obsession de faire un enfant.
Et c'est tellement douloureux quand ça ne marche pas, on peut comprendre que ça tourne au pétage de plomb.

A la lecture de ce roman, de jolis souvenirs sont remontés en moi.
Comme les bons moments passés avec mes mamies, à boire du thé, à échanger, ou encore des activités faîtes ensemble.
Je me rappelle des doigts noueux de l'une d'elles que j'aie perdu, abîmés par la dureté de la vie et du travail à la campagne.
Je me rappelle de tonnes de détails grâce à ce roman ...
J'ai juste envie de vous dire à quel point j'aime ces livres qui sentent l'enfance et la vie.

Les deux sœurs mènent chacune un combat et il se trouve qu'à deux on est plus forts.
Les remerciements expliquent beaucoup de choses, je ne m'y attendais pas, l'auteure a mis beaucoup d'elle-même dans son roman, sa vie, son corps, son combat...
J'en ai frissonné, la lecture prend un double sens à ce moment-là, bravo, il est difficile de prendre la parole.





Séverine de La Croix est scénariste et écrivaine.
Titulaire d’une licence en histoire, psychologie ainsi qu’en management et nouvelles technologies, elle a suivi une formation certifiante de sexologie en plus d’une formation théâtrale aux Cours Florent. 
Elle est l’auteure d’un thriller familial: "Les Mensonges ne meurent jamais" (Michel Lafon, 2014), son premier ouvrage, de livres jeunesse: "Le Chat qui n’aimait pas les poils" (2016) et "La Maîtresse qui n’aimait pas les élèves" (2016) et d’un roman: "Le Crime et la Lumière" (Plon, 2017).
Passionnée d’écriture, d’équitation, de parachutisme et de voyages, elle réside en Gironde.

dimanche 24 juin 2018

Revue Sang Froid n°8




Revue Sang Froid n°8


















En guise d'introduction, l'équipe éditoriale annonce qu'avec ce numéro, ils souhaitent mettre à l'honneur les enfants ayant eu une fin précipitée et criminelle ou encore les disparitions, les familles qui souffrent, mises à mal pour diverses raisons.
J'ai de suite senti que c'était pour moi ça, un de mes combats les plus acharnés, même si à mon petit niveau ce n'est pas évident, mais un combat que je soutiens.

Vous trouverez des faits divers, des perles de tribunaux, un dossier sur le sang contaminé où les victimes ne trouvent que trahison, indifférence et santé ruinée.
La nouvelle de l'auteure Danielle Thiéry, des interviews d'auteur, dont celle de l'homme qui a osé reprendre la série Millénium au tome 4, il y raconte cette folle expérience.

Mais aussi, un dossier sur Maëlys et je trouve qu'il est nécessaire de parler des abominations qu'il se passe en France, il est trop facile de tourner la tête et de ne pas se sentir concerné.
Les tueurs d'enfants pullulent et la justice ne les punit pas, à peine une tape sur les doigts pour un viol.
La prison ferme ? ça c'était avant, désormais, ce sera du sursis.
J'ai pu lire "la justice est démissionnaire et n'a pas envie de traiter ces cas-là, mais les magistrats ne le diront jamais clairement".
Comme nous sommes sur la même longueur d'onde avec Sang Froid, qu'il est bon de lire un avis objectif sur le sujet à prendre le plus au sérieux.

Des enfants disparaissent, mais des moyens suffisants sont-ils mis en oeuvre pour les retrouver? 
Les témoignages de familles impuissantes sont poignants.

Je vous recommande sincèrement cette revue qui ne se censure pas sur les sujets tabous et délicats.




vendredi 22 juin 2018

Blanc sec et série noire de Philippe LESCARRET




Philippe LESCARRET

Blanc sec et série noire












4ème de couverture : 
Après un premier roman remarqué par la critique Nous n'irons plus au bois, Philippe Lescarret revient avec un roman noir qui s'attaque au trafic de drogue. La jeunesse du Sud-Ouest aime s'amuser et boire du jurançon. Mais cette année la fête va virer au cauchemar entre ... Blanc sec et série noire.






J'avais fortement apprécié le précédent roman de Philippe Lescarret, publié chez ce même éditeur, donc quand c'est bon qu'est ce qu'on fait ? Je vous laisse répondre hein.

Albert Capdevielle est retrouvé mort, peu de temps après la déclaration de disparition par son épouse, auprès de la gendarmerie.
C'est la PJ qui est chargée de l'enquête et il se trouve que le nombre de potentiels acheteurs du domaine viticole en faillite est assez conséquent. 

Pour une fille et une sœur de vigneron, j'ai trouvé plaisant ce moment passé dans les vignobles, les chais, sans oublier la compagnie des producteurs.
 Je me sens presque à la maison sauf que chez moi on boit du Cahors, enfin on boit de tout, mais c'est du Cahors qui est produit en majorité et surtout, il n'y a pas de meurtres, enfin presque...

Quel plaisir d'enchaîner les lignes, ça glisse tout seul et quand on sort d'un pavé c'est encore meilleur.
Je sais, je sais, à chaque fois que je lis un livre de la maison d'édition Cairn, je ne peux m’empêcher de rabâcher mon adoration pour le format de petite taille et la mise en page aérée.
Je vous promets que je n'ai pas d'actions dans la société, je n'y peux rien, je pense ça à chaque fois que j'ai un de leur roman entre les mains. 
En ce qui concerne l'auteur, comme je le mentionne au début de mon avis, ce n'est pas un hasard non plus. 
Suis-je une lectrice sans surprises ? Je m'en fous totalement, parce que je m'éclate comme une folle.

Je ne sais pas si c'est volontaire ou pas, mais j'ai eu l'impression de voir en le lieutenant Loubeyres, un flic carrément sexy et ce n'est pas plus mal ça change du névrosé alcoolique.
Attention je ne critique pas le métier, j'ai un profond respect pour ces hommes et ces femmes qui travaillent pour la sécurité des citoyens, c'est juste qu'on peut facilement tomber dans le pathos stéréotypé à mort.

Je pourrais vous parler de l'enquête, des autres morts aussi qui ont ingurgité du Jurançon , mais je ne le ferais pas, le tout se déguste comme un bon vin, ça vous tente un p'tit verre de blanc ?





Philippe Lescarret est né en 1971 à Pau. Après des études de physique, il effectue son service national en tant que gendarme auxiliaire. Affecté dans une unité de terrain, il se retrouve confronté à la mort violente.
L'enseignement le mène ensuite en banlieue parisienne. Autre décor, autre vie. Mais la terre du rugby et des palombes lui manque. Il revient s'établir dans le Sud-Ouest.
Il habite en Béarn, non loin des montagnes, de l'océan et de la forêt landaise. Son travail auprès de jeunes influence son écriture. Chaque histoire est un témoignage, sur la prostitution étudiante, la toxicomanie ou encore les traumatismes de l'enfance. 

jeudi 21 juin 2018

41 vautours, 1. 48 heures avant noël de Céline TANGUY







Céline TANGUY

41 vautours
1. 48 heures avant noël












4ème de couverture :
En général, 48 heures avant Noël, on se précipite sur ses derniers achats, on termine la décoration du sapin, on peaufine le menu du réveillon et on a des guirlandes plein les yeux. Bref, on a l’esprit à la fête. Mais pour Neil Mullhand, agent spécial du FBI expert en crimes violents, cette fête virerait plutôt à la cérémonie mortuaire. Il faut dire qu’en guise de cadeaux on lui expédie plusieurs balles dans la peau. Ensuite, on le laisse pour mort dans un local à poubelles, en plein cœur du Bronx.
Sur quelle affaire enquêtait-il pour en arriver là ? C’est à cette question que le lieutenant de police Amber Wilson, qui est aussi la compagne de Neil, compte bien répondre. Quitte à remonter jusqu’à la CIA et au sommet de l’État, dont les secrets bien gardés ne sont pas toujours reluisants. Seulement, à vouloir les déterrer, ne risque-t-on pas sa vie et celle des gens qu’on aime ? Cela dit, dans ce genre d’histoire, peut-on seulement se fier à ses proches ?

Céline Tanguy écrit en marchant sur son tapis de course, grâce à une tablette adaptée et à son ordinateur portable installé à la bonne hauteur. C’est probablement ce qui donne à ses romans un tel rythme et une telle énergie. Ça, et un sens de l’intrigue incroyable. Sans oublier le talent, qui fait d’elle l’un des maîtres du genre.





Comme souvent, j'ai été curieuse de lire l'auteure, croisée sur les réseaux sociaux depuis un moment.
Ça permet de découvrir des auteurs, c'est pas totalement inutile et idiot.

Neil est découvert baignant dans son sang, longtemps après s'être fait tirer dessus. 
Sa compagne et sa fille doivent le rejoindre au plus vite, avant son entrée au bloc opératoire.
Le pronostic vital semble engagé et, fait étrange, Neil ne se trouvait pas du tout où il était censé être.
Que cache cet homme à sa compagne?

Les retours en arrière permettent de comprendre petit à petit ce qu'il s'est passé. 
Le passé et le présent sont parfaitement combinés et la curiosité du lecteur titillé juste ce qu'il faut.

La tournure du roman n'est pas commune et il appréciable de noter des différences sur ce point, quand on lit énormément de noir.
Non seulement on a l'impression de lire une nouveauté, mais en plus il ne rappelle absolument aucun livre ou auteur.

Cette promenade dans le Bronx est mouvementée et remonter une enquête de criminelle peut dévoiler bien des surprises, entre crime et trahison.





Elle peut écrire un livre en quelques mois, mais il lui a fallu presque autant de temps pour rédiger un texte qui la présente en quelques mots. Elle est ainsi, Céline, impulsive et imprévisible.
Née à Nancy, elle se considère néanmoins comme une Bretonne "pur jus" et vit dans cette région depuis ses premiers pas. Elle est juriste de formation et titulaire d’une maîtrise de droit public.
Écrire est une pulsion irrépressible qui lui permet « d’être simplement dans le monde » . Elle exige de ses personnages qu’ils « lui donnent tout, jusqu’au bout d’eux-mêmes » .

Sa maxime : « Ce qui est derrière n’existe plus, ce qui est devant n’est pas certain, seul compte ce qui se passe maintenant. »

mardi 19 juin 2018

Concours : 4 ans du Shoot

Résultats du concours : 


Bravo à la gagnante, il s'agit de Katia Coquet !!!!!



Bonjour à tous,
Je vous donne l'occasion de gagner le dernier livre de Nadine Monfils, "Le rocker en pantoufles".
Il promet de vous donner la banane, voici mon avis si vous souhaitez en apprendre plus sur ce polar humoristique.





Vous avez l'habitude, pour jouer c'est tout simple : 
- S'abonner au blog (ça se passe tout en bas de la page)
- Liker la page de l'auteure : Nadine Monfils
- Liker la page de la maison d'édition : Fleuve Editions
- Un petit mail gentil pour valider votre participation à : loley4683@gmail.com

Vous avez jusqu'au mercredi 27 juin 2018.
Un tirage au sort sera effectué par ma petite associée, Louisa.
Bonne chance à tous.👿



lundi 18 juin 2018

Le lorax de Dr. Seuss




Dr. Seuss

Le lorax











4ème de couverture :
Le Lorax est un petit bonhomme qui n'a ni sa langue ni son courage dans sa poche ! 
Protecteur et porte-parole de la nature et des animaux fantastiques de la vallée des Truffalas, sa tâche est rude : car l'entrepreneur Once-ler et sa fabrique de vêtements tissés à partir du feuillage des arbres n'en a que faire de la beauté du monde. Lui ne veut que grossir GROSSIR GROSSIR GROSSIR. 
Mais que va-t-il se passer, quand le dernier des arbres sera tombé ?




Louisa, 8 ans :
Je le trouve un peu bizarre ce livre, ça change des autres.
Est-ce qu'il y a un dessin animé sur le Lorax ? Il faudra regarder. 👀

C'est bizarre parce que le Gâchepilleur, on voit que ses mains et il coupe des arbres comme pour le nutella, que j'adore.
Dans le nutella, y a de l'huile palme et ils coupent des arbres et tuent des singes parce que les singes s'en nourrissent. 🙉
Il fait partir des animaux pour faire ses snoufs, qui sont des pulls fabriqués avec des arbres.
Il est méchant, mais il a peut-être changé après le Gâchepilleur. 👹

Moi, je serais lui, j'aurais fait ça, j'aurais regretté.
Il a plus été intéressé par l'argent que par la nature, la végétation et les animaux.
Pour le nutella, ils pourraient très bien trouver autre chose à mettre dedans. 💣

Le lorax, il est gentil et même si c'est un garçon j'aimerais bien être le lorax. 🐾
Je donne un A+++++++++. 💗




Né(e) à : Springfield, Massachusetts , le 02/03/1904

Mort(e) à : La Jolla, Californie , le 24/09/1991

Biographie : 

Theodor Seuss Geisel, dit Dr. Seuss, est un auteur et illustrateur américain.
Un des auteurs illustrateurs les plus réputés de la litterature jeunesse américaine, il publia une soixantaine de livres pour enfants. 
Parmi ses titres les plus connus, on retrouve des personnages dont la renommée a dépassé celle de leur créateur tels que Le Chat chapeauté (The Cat in the Hat), Le Grincheux qui voulait gâcher Noël (How the grinch stole Christmas) ou encore Horton hears a Who!
Durant la Seconde Guerre mondiale, il intégra l'armée pour travailler dans le département de l'animation de l'US Air Force, où il réalisa Design for Death, un film qui gagna en 1947 l'Oscar du meilleur film documentaire. 







Sang famille de Michel BUSSI






Michel BUSSI

Sang famille













4ème de couverture : 
« Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l'obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici.
C'est une certitude.
Une seule question me hante, la dernière : jusqu'où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s'ils pouvaient en arracher les souvenirs qu'ils convoitent ?
Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n'étais alors qu'un adolescent parmi d'autres.
Un orphelin.
C'est du moins ce qu'on avait toujours voulu me faire croire... »






J'apprécie de lire le nouveau roman de Michel Bussi à sa sortie, c'est toujours un plaisir. 
De plus, cette couverture est vraiment magnifique, elle donne envie d'attraper le livre, j'imagine l'effet dans une librairie.

Colin est un jeune orphelin qui ne sait rien de la mort de ses parents.
Son oncle et sa tante l'élèvent au milieu de ce tabou, impossible à évoquer.
Lorsqu'il voit passer une brochure sur un camp d'été ayant lieu justement sur l'île où il a vécu ses premières années avec ses parents, il saute sur l'occasion pour s'y rendre.
Il espère bien en apprendre plus sur ce secret de famille.

J'ai trouvé l'histoire de cette île normande passionnante, avec son ancien bagne, ses magouilles et le fait qu'au final, l'île soit peut-être peuplée de familles ayant un passé malsain, voire criminel.
Ça fait tourner les pages, croyez-moi, sans parler du mystère autour des parents de Colin, c'est très appétissant pour des lecteurs avides de curiosité et d'inédit.

Je vois énormément de lecteurs intransigeants sur la  cohérence des procédures policières, pour moi, c'est sur le fonctionnement des mairies parce que c'est mon domaine.
Et là, j'ai carrément grincé des dents, j'ai d'ailleurs regretté de voir la caricature de la secrétaire de mairie qui se fait les ongles au bureau et qui ne sait rien.
Non, elles n'ont pas le temps de se vernir les pieds et elles doivent être de vraies encyclopédies, tant l’éventail des connaissances est large.
Un étudiant en contrat aidé ou civique, aussi futé qu'il soit, ne peut pas être plus calé qu'une secrétaire de mairie, en matière d'urbanisme.
C'est d'ailleurs un métier technique, en ce moment, elles se cassent la tête sur la mise en place du prélèvement à la source, ça va être sympa ça.
De plus quand un maire est absent, le relais est repris par le ou les adjoints et pour finir, il est inutile d'aller voir un notaire pour connaître le propriétaire d'une parcelle  (d'accord ça arrange l'histoire mais ...). Même si la réplique préférée de la secrétaire du roman est : "je ne sais pas", elle a pourtant le logiciel du cadastre sur son ordinateur.

Petit aparté qui n’entache en rien mon avis positif sur ce roman prenant.
Pas de police en vue, ou si mais très peu, c'est Simon qui va remonter le fil de la vérité.
Ce jeune embauché pour assurer la surveillance des plages et de l'île pour l'été a de la suite dans les idées, il est plutôt débrouillard.
Il est agréable de voir un jeune mener la danse, ça change c'est certain.
J'adore ce genre de jeu de pistes avec le trésor au bout, une course folle et dangereuse, sinon ce ne serait pas drôle.
C'est d'ailleurs plutôt flippant quand on a certaines cartes en main, que je vous tairais. 
On peut clairement parler de plan machiavélique...





Michel Bussi est un écrivain et politologue.
Spécialiste de géographie électorale, il est professeur de géographie à l'Université de Rouen, où il a dirigé jusqu'en 2016 une UMR du CNRS. Comme chercheur universitaire, il publie depuis une vingtaine d’années des articles et ouvrages scientifiques.
Son premier roman, "Code Lupin", s'est vendu à plus de 7 000 exemplaires et a ensuite été publié en feuilleton, pendant 30 jours lors de l'été 2010 par le quotidien "Paris Normandie". 
Son deuxième roman, "Omaha crimes", a obtenu le prix Sang d'encre de la ville de Vienne en 2007, le prix littéraire du premier roman policier de la ville de Lens 2008, le prix littéraire lycéen de la ville de Caen 2008, le prix Octave-Mirbeau de la ville de Trévières 2008 et le prix des lecteurs Ancres noires 2008 de la ville du Havre, devant les meilleurs auteurs de polar de l'année.
Il publie en 2008 son troisième roman, "Mourir sur Seine" qui a obtenu en 2008 le prix du Comité régional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde). 
En 2010, il participe au recueil de nouvelles "Les Couleurs de l'instant" publié dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, avec une longue nouvelle, "T'en souviens-tu mon Anaïs?".
Son roman "Nymphéas noirs" (2011) remporte notamment le prix des lecteurs du festival Polar de Cognac, le prix du polar méditerranéen (festival de Villeneuve-lez-Avignon), le prix Michel Lebrun de la 25e heure du Mans, le prix des lecteurs du festival Sang d'Encre de la ville de Vienne ("gouttes de Sang d'encre"), le Grand prix Gustave Flaubert de la Société des écrivains normands, devenant ainsi le roman policier français le plus primé en 2011.
Salué par Gérald Collard comme le polar de l'année, "Un avion sans elle" (2012) est récompensé par le prix Maison de la presse 2012, le prix du roman populaire 2012 et le prix du meilleur polar francophone 2012 (Montigny-les-Cormeilles). 
En 2013, sort "Ne lâche pas ma main". Ce roman est finaliste 2012 du prix Relay des voyageurs (roman du mois de Mai), finaliste du grand prix de littérature policière, a reçu le prix du roman insulaire 2013. 
Suivent en 2015 et 2016 "Maman a tort" et "Le temps est assassin", et en 2018 "On la trouvait plutôt Jolie". En 2018, "Maman a tort" et "Un avion sans elle" sont adaptés en série (France 2 pour le premier, M6 pour le deuxième).

site officiel : http://www.michel-bussi.fr/