lundi 2 janvier 2017

Mandoline VS Néandertal de Jean-Christophe MACQUET






Jean-Christophe MACQUET


Mandoline VS Néandertal

Série l'embaumeur

















Réumé :
L’embaumeur est amoureux…
Mandoline a succombé aux charmes d’une jolie archéologue.
Si Laura Auriol fouille la préhistoire, notre croque-mort préféré lui aussi va entreprendre certaines prospections plus ou moins archéologiques.
Suite à la disparition d’un ancien frère d’armes, Luc va exhumer de vieux restes et découvrir d’ étranges secrets et bien plus encore…
Une aventure palpitante de l’Embaumeur dans l’arrière-pays toulousain.




Je retrouve la série de l'Embaumeur, que je suis depuis maintenant plusieurs années,  avec plaisir.
Cette fois, je découvre l'auteur et un nouveau look, signé Bertrand Binois.

Luc Mandoline fait une charmante rencontre lors d'un mariage, il va modifier son emploi du temps en conséquence et rester un moment avec sa belle.
Chassez le naturel il revient au galop, lors de la disparition d'un touriste allemand, Luc ne peut s'empêcher d'enquêter sur cet événement particulièrement inquiétant. 

J'ai beaucoup aimé trouver Toulouse en guise de décor, c'est toujours touchant quand l'histoire se situe proche de chez soi.

Malgré le franc parlé de Luc Mandoline et son côté séducteur incorrigible qui n'hésite pas à mater de jolies fesses, j'ai vu une certaine sophistication dans l'écriture, ce qui n'est pas pour me déplaire c'est évident. 

Le personnage de Laura (la charmante rencontre), quant à lui, est fort et c'est carrément appréciable, pas de silhouette anorexique, mais une jeune femme avec des formes.
Elle est indépendante, a de la gueule et c'est un vrai pitbull quand un homme lui manque de respect.
Elle me plait bien cette nana et j'espère sincèrement qu'elle existe parmi les milliers de la même trempe.

Le fait que Luc soit en vacances est appréciable, on alterne les visites culturelles et les activités nautiques, pour finalement affronter un secret gardé à tout prix.

Je me suis posée nombre de questions sur le retraité disparu, bien sûr nous avons tous en tête le monsieur tout le monde qui part acheter ses clopes et ne revient jamais.
Même si cette solution est envisageable, le passé de l'ancien légionnaire va révéler quelques surprises.
L'intrigue et l'action sont prenantes et surprenantes, je suis sur une très bonne impression.

Je vous conseille vivement de succomber aux charmes de l'embaumeur.




Jean-Christophe Macquet est né à Nice mais grandit à Etaples pour y revenir s'installer et travailler après quelques années à Berck pour ses études d’histoire. Il conjugue depuis quelques années son travail de directeur du service culturel à la mairie d’Etaples et ses activités littéraires au sein de l'association Ecrit(S) du Nord, qu'il a cofondée. Auteur de polars médiévaux et de romans historiques ou fantastiques, il a également écrit des nouvelles, un recueil de poésies et un livre pour enfants.

mercredi 21 décembre 2016

Block 46 de Johana GUSTAWSSON







Johana GUSTAWSSON

Block 46
























4ème de couverture :
Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.
Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série.
Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.




J'ai longtemps vu passer des avis élogieux sur Block 46, rencontrer l'auteure a été l'occasion de la lire, et quelle rencontre, je suis tombée sous son charme.

Alexis et Alba sont très inquiètes pour leur amie Linnéa.
Cette dernière ne s'est pas présentée à une soirée plus qu'importante pour sa carrière de créatrice de mode chez Cartier.
Les deux amies n'hésitent pas à accompagner le conjoint de Linnéa en Suède, pour la retrouver et savoir pourquoi ils n'arrivent pas à la joindre...
Erich se retrouve dans un convoi où les gens ont été entassés comme du bétail, sans eau, sans nourriture, il ne peut que regarder les plus faibles mourir, au milieu des autres.
Que vont-ils trouver au bout du chemin ?

L'alternance entre le passé et le présent est très réussie, les chapitres sont courts et rendent la lecture confortable.
J'ai beaucoup aimé ce contraste saisissant où l'auteure est capable d'évoquer les contes d'Anderson et sur la page qui suit, de détailler une scène de crime plutôt vilaine.
Je pense que ça s'appelle avoir une grande maîtrise de son écriture.

Savoir que le grand-père de l'auteure a été déporté par les nazis apporte une touche glaçante, qui permet de réaliser d'autant plus qu'il s'agit de faits réels, même si on les imagine un minimum romancés.

Je me suis retrouvée face à du noir pur et dur et c'est tellement jouissif, pas de langue de bois, les scènes sont décrites de fond en comble.
Concernant la vie dans le camp de concentration, ou plutôt devrais-je dire la survie, ou la mort, c'est brut et ce qu'il s'y passe arrache les tripes.
Ce goût de réalité laisse une acidité dans l'estomac, j'aime les récits sur cette période qui sonnent comme un hommage, un respect, une trace.
Il est important de réaliser jusqu'où l'homme est capable d'aller pour assouvir sa cruauté.

Les sentiments se ressentent de façon particulièrement forte, j'ai ressenti la douleur de perdre un proche, la peur d'un monstre capable des pires tortures ou encore toute l'horreur de la guerre 39-45.
On peut dire que le courant est passé entre Block 46 et moi.
Je n'ai pas vu les pages passer, je ne me suis aperçue de rien, j'ai presque l'impression de sortir d'une séance d'hypnose. 
Mon seul but, ma seule envie a été de suivre le récit en me posant très peu de questions finalement, sauf qui et pourquoi bien entendu.

La profileuse a rendu l'enquête captivante et j'ai beaucoup aimé ses analyses.
J'ai eu l'impression de faire une confiance aveugle à l'auteure et même si elle devait me jeter dans la gueule du loup, je me suis laissée prendre par la main sans hésiter.
C'est un page-turner tout simplement.

Arrivée à la fin, je n'ai rien vu venir, j'ai pris un grand coup derrière la tête, c'était fabuleux.
C'est une évidence, Johana Gustawsson possède un énorme talent, c'est désormais une auteure que je vais suivre de près.
Ce petit tour dans les pays nordiques a été glacial et pourtant je suis prête à signer immédiatement pour y retourner. 
Et si vous aussi vous avez raté ce délicieux thriller à sa sortie, rattrapez-vous vite avec la version poche.



Née en 1978 à Marseille et diplômée de Sciences Politiques, Johana Gustawsson a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. 

lundi 19 décembre 2016

Résultats du concours : Le noël des blogueurs 2016




Voila le moment tant attendu pour certains d'entre vous ... Merci à tous, nous n'en revenons toujours pas de ce fort taux de participation ! Ce concours est un véritable plaisir pour nous, mais il ne serait rien sans vous ! Nous souhaitons aussi remercier tous les auteurs qui ont relayé le concours, sans oublier notre auteur sans qui ce concours n'aurait pas été aussi ardu 😉 Monsieur Olivier Norek ..Nous avons reçu beaucoup de commentaires des plus sympathiques, enthousiastes et motivants pour entamer cette nouvelle année qui arrive.

Passons d'abord à la réponse de l'énigme avant le tirage au sort. Pour cela, nous vous remettons le texte !

Opération Carnaval.


Le couple avait laissé derrière lui quelques vitrines brisées, des bijoutiers éplorés et des flics sur les dents. Suivant un mode opératoire précis, ces braqueurs amoureux se déguisaient différemment à chaque fois et lorsqu’il fallut créer une cellule police spécialisée, le nom d’ « Opération Carnaval » sembla évident. Autant dire que toute la PJ parisienne était à leurs trousses et plus le montant de leurs forfaits grimpait, plus la crainte de les voir disparaître à jamais augmentait.
Inquiétude confirmée lorsqu’après cinq joailleries visitées, à raison d’une par semaine, ils ne firent plus parler d’eux pendant un mois entier.
Puis ce fut le coup de chance, comme on l’espère dans chaque enquête. Une femme de ménage d’un grand hôtel retrouva, coincé entre deux plinthes de parquet d’une chambre désormais vide, un diamant qu’elle crut être un faux. Nos policiers débarquèrent, confirmèrent l’authenticité du bijou, son origine crapuleuse et jetèrent la femme de ménage dans une profonde dépression lorsqu’ils en évaluèrent le prix. Les vidéosurveillances furent réquisitionnées et nos flics firent la connaissance du couple de braqueurs, sur un vieux moniteur télé en noir et blanc à l’image saccadée et légèrement parasitée. Une fois la chambre perquisitionnée de fond en comble, le gérant des lieux informa l’équipe de la PJ que le wi-fi de l’hôtel avait été utilisé pour un achat de deux billets d’avion.
Il était temps pour le capitaine en charge de l’opération de relire ses notes et de lancer l’opération :
Trois équipes d’intervention étaient parties à Roissy, images de vidéosurveillance en main pour retrouver les malfrats. La tenue vestimentaire de nos ennemis n°1 confirmait un voyage vers l’hémisphère sud. L’homme, de type méditerranéen, portait les cheveux gominés plaqués en arrière et affichait un sourire carnassier en tout temps. La femme ne cherchait visiblement pas la discrétion tant sa vulgarité attirait l’œil. Maquillée comme une voiture volée, look de cagole premier choix.
Dans la poubelle de la chambre, une lingette de 3cm carré, imprégnée d’éthanol et d’éther fut retrouvée, ainsi qu’une plaquette de médicaments sur laquelle on pouvait lire Procuta 40mg.
Dans un coin du bac de douche, les effectifs de l’identité judiciaire prélevèrent, sur une touffe de cheveux bruns oubliés, un liquide dont la composition chimique avait été analysée. Une composition qui permettait de passer d’un RGB 91 60 17 à un RGB 255 228 54.
Sur la table de chevet, un calendrier 2016/2017. La 12ème semaine était entourée de rouge, ainsi que la 48ème. Certains jours étaient aussi soulignés : le 12 mai, le 10 février, le 13 novembre, le 12 décembre, le 4 novembre, le 4 juillet et le 29 septembre.
Vous voici donc maintenant à Roissy, à la tête de l’ « Opération Carnaval », dans un océan de touristes, à la recherche de nos criminels. Vos policiers ont déjà bien travaillé et sélectionné pour vous quatre couples dont l’apparence physique pourrait correspondre au couple recherché.

Donc cela nous donne un homme brun, cheveux gominés (bon on fait comme on a pu 😋 ) en tenue d'été avec de l’acné (le procura) et une femme enceinte (le calendrier et les dates pour des prénoms de garçons), maquillée de façon vulgaire avec des lunettes en tenue d'été.
Il ne vous reste que deux possibilités :
Céline Evitable et David Cicode !

Place aux vainqueurs !