lundi 12 mars 2018

Les chiens des Cairngorms de Guillaume AUDRU







Guillaume AUDRU

Les chiens des Cairngorms














4ème de couverture : 
« Je m'adosse à l'angle du chalet, un peu à l'abri du vent, le cul sur le sol dur et froid. Quatre lampées de Nikka pour réchauffer mon corps et ma conscience. Deux autres pour tenter de raisonner. Une dernière pour chasser la lassitude qui me gagne. Pour un peu, j'en voudrais à la terre entière. À mes parents, incapables de m'éduquer. À mon frère et ma sur, tellement effacés par rapport à ma personnalité. Au père Linley, dont les sermons n'ont fait qu'accentuer la colère qui sommeille en moi. Cette forêt, cette montagne n'ont plus rien à m'offrir. J'ai envie de quitter cet endroit. De m'installer dans un lieu un peu plus civilisé. De retrouver mes anciens camarades. Mais je sais que je suis seul. Duncan et Alisdair sont au trou et pour un certain temps. C'est en les dénonçant aux flics que j'ai assuré ma fuite au coeur des Cairngorms. »






Il s'agit de ma deuxième lecture concernant Guillaume Audru, il faudrait que je lise le premier, toujours à la bourre ces blogueurs.

Roy et Liam sortent de prison et devraient se présenter au poste de police tous les jours à 18h.
Le fils de Liam les conduit immédiatement à Cairngorms, c'est à dire bien trop loin pour respecter les règles.
Ça sent l'embrouille à plein nez...

Je me suis demandée avec curiosité, quelles étaient les intentions des compères franchement libres.
On peut dire que c'est cru et parfaitement à la hauteur de la finesse des personnages.
L'écriture est adaptée, c'est vraiment bien réalisé.

Sacré milieu de dégénérés, ce petit monde a été trié sur le volet et le casting est réussi.
Les enfants sont aussi cinglés que les parents, violences, abus sexuels, domination, alcoolisme, magouilles en tous genres et la liste est encore longue.
D'ailleurs, le sujet tourne autour de combats de chiens, business ô combien révoltant et cruel.
Ayant été accompagnée par un molosse, un amour de dogue argentin pendant 11 ans, je ne tolère pas qu'on puisse les maltraiter de cette façon voire les tuer.

L'histoire est prenante, l'adrénaline a fait battre mon petit cœur face au danger et aux scènes d'actions angoissantes.
Si Guillaume Audru a su conquérir la lectrice insatiable que je suis avec son précédent roman, ce dernier remporte également la mise.
Il laisse une très jolie impression de roman noir bien barré.






Guillaume Audru est salarié d'un centre d'appels dans la vie et auteur de polars à ses heures.
Il travaille pour un grand groupe privé et est aussi le vice-président de l'association poitevine "L'Instant Polar".
"L'île des hommes déchus" (2013), son premier roman, salué par la critique, a été récompensé par le prix Balai découverte 2014. 
“ Les ombres innocentes ”, un thriller social, a été publié en 2015.




vendredi 9 mars 2018

Harmony (princesse bla-bla) d'Anbleizdu et Mathilde LULL


Anbleizdu
et 
Mathilde LULL

Harmony (princesse bla-bla)






4ème de couverture : 
La princesse Harmony est une vraie pipelette. Curieuse de tout, elle arpente son château à longueur de journée pour commenter à ses parents ses découvertes et trouver toujours plus de sujets de discussion.





Louisa, 8 ans :
"De 5 à 505 ans", 505 ans c'est vraiment bizarre parce que c'est pas possible, je vais taper sur google "la personne la plus âgée du monde".👅

Au début, j'aime bien tous les bla-bla qu'il y a marqués parce que Harmony ne peut pas s'empêcher de parler et c'est marrant.
Maman a chanté une chanson de plein de bla-bla et j'étais morte de rire.😂

J'ai aimé tout le livre entier, ce qui veut dire qu'il était trop bien.💚

C'est saoulant quelqu'un qui parle tout le temps, j'aimerais pas l'avoir dans la maison Harmony.
S'il faut, elle va écouter mes secrets avec mes peluches et les dire partout.
Moi je ne parle pas tout le temps, écoute le silence, je ne parle pas toutes les trois secondes.🙊

Mon illustration préférée, c'est celle où Harmony a plus de voix et elle est assise dans son donjon.
C'est très, très joli et quand on n'a pas lu l'histoire et qu'on regarde les images, on voit que Harmony est un peu triste, mais pas carrément.👸

La dernière page de lecture est belle.
Note : A +++😇




Anbleizdu : Après avoir passé 2 ans à mettre en image les mots de mes auteurs, je me lance en 2014 dans l'écriture. Je crée des histoires imaginaires, un peu folles, qui, je l’espère, feront rêver les jeunes lecteurs.








Mathilde LULL : Petite, j'avais des étoiles dans les yeux en lisant des livres pour enfant. Plus grande, je décide donc d'inverser les rôles : je veux devenir créatrice d'étoiles. Guidée par mon âme d'enfant, je gribouille dans mes carnets de petits univers colorés où les souris sont reines, en espérant embarquer vos petites bouilles à nos côtés !



jeudi 8 mars 2018

De la terre dans la bouche d'Estelle THARREAU







Estelle THARREAU

De la terre dans la bouche














4ème de couverture : 
Les vieux de Mont-Éloi savent pourquoi ils s'aiment ou se détestent, même si les autres l'ignorent. La seule histoire à laquelle il faut croire est celle qu'ils ont écrite au musée de la Chênaie.
Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d'un village martyr.
Guerre. Occupation. Épuration.
Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé !





Je dois dire que j'ai beaucoup aimé le premier roman de l'auteure, très différent et tant mieux, j'aime ses auteurs capables de commettre différents délits.

Elsa hérite d'une maison "la braconne", appartenant à sa grand-mère dont elle n'avait absolument pas connaissance, les clés sont accompagnées d'une enveloppe...

Basé sur un secret de famille en temps de guerre, le début du roman me happe en un rien de temps.
Elsa a été la fille d'une vraie working girl, trop occupée à s'occuper des autres enfants pour élever sa fille.
Cette culpabilité ressentie par les femmes qui travaillent n'est pas la même pour toutes.
Je suis touchée par ce passage de ma lecture, c'est tellement difficile à doser tout ça.

L'accueil dans le village où se trouve "la Braconne" va être peu engageant, ses habitants ne souhaitent pas raviver un passé meurtri.
D'autant plus quand la guerre 39-45 est concernée, en période de guerre on survit et pour survivre il faut parfois faire des choses abominables, que l'on n'aurait jamais faites en temps normal.

Elsa va fouiner et enquêter pour comprendre ce qu'a vécu sa grand-mère Rose.
Les livres sur la guerre sont pour moi des trésors, enfin c'est plus compliqué que ça, car ce qu'il s'y passe est plus moche que beau, enfin vous comprenez.
C'est un sujet tellement vaste à explorer avec sa résistance, la peur, les morts, l'entraide ou au contraire les dénonciations et les collabos.

Le lecteur va avancer pas à pas avec la jeune femme et attraper de nouveaux morceaux du puzzle.
Certains seront surprenants, d'autres difficiles à digérer...






Passionnée de littérature depuis l'adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu'elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l'envie d'écrire. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l'écriture.