vendredi 11 septembre 2015

Criminal Loft Armelle Carbonel








Armelle CARBONEL

Criminal Loft



Sortie le 11 septembre 2015










4ème de couverture : 
Sanatorium de Waverly Hills.
Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort.
Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé.
Chacun d'eux devra vous convaincre qu'il mérite de vivre.

Préfacé par Laurent Scalèse, Criminal Loft est un véritable page turner, poussant les codes de la télé-réalité à leurs extrêmes et impliquant le lecteur/spectateur sur la question de la peine de mort. L'emploi de la première personne nous immerge totalement dans cet univers oppressant, nous permettant de découvrir l'humain derrière le masque du monstre.



J'ai eu la chance de découvrir la pépite qu'est "Criminal Loft" dans sa première version et c'est un vrai bonheur de voir que la maison d'édition "Fleur Sauvage" lui redonne vie après quelques remaniements.

Suivez-moi dans l'ancien sanatorium de Waverly Hills c'est là-bas que ça se passe.
Des meurtriers ont finement été sélectionnés pour participer à un jeu de télé-réalité,  des hommes mais aussi des femmes.
Le principe est simple les téléspectateurs élimineront chaque semaine un candidat afin qu'il reparte d'où il vient en attendant l'injection fatale prévue initialement.
Le gagnant lui, verra sa sentence annulée et pourra refaire sa vie, libre.
Mettez-vous à la place des prisonniers, l'enjeu est inespéré et ce sera chacun pour soi. 
Imaginez ce que l'envie de vivre peut pousser un être humain à faire, enfin sommes-nous vraiment face à des êtres humains...
L'intérieur du loft va s'avérer plus dangereux que prévu, surveiller ses arrières et sauver sa propre peau vont devenir un adage.

Il s'avère que ce lieu est un ancien mouroir à haute échelle, des tuberculeux y ont d'abord été soignés, puis victimes d'expériences médicales atroces.
Je vous laisse imaginer la fabuleuse ambiance qui y règne, courant d'air, grincements de toute part, odeur de charnier...

Je vous invite à rendre une visite à Monsieur Google, il y est dit que notre charmant sanatorium est l'endroit le plus hanté des Etats-Unis, de quoi donner des sueurs froides.
Surtout ne partez pas sans jeter un œil aux photos, vous ne serez pas déçu du détour et pourrez poser ces images sur votre lecture.

Je peux vous prédire un beau dressage de poils sur les bras, l'histoire est racontée à travers les yeux de John T, un des meurtriers participant et pas des moindres.
Et puis il y a des règles à respecter comme ne pas pénétrer dans la chambre 502, visiblement ils auraient tous préféré ignorer ce qu'il y a derrière la porte.
La sensation de danger est omniprésente chargeant l'air de chaque pièce, les rendant étouffantes, moites.
Il y a aussi ce piège fixé sur les candidats, un voyant rouge qui indique que des milliers de yeux scrutent le moindre de leurs gestes, filmés à chaque pas.

En effet on peut être en droit de s'interroger sur ce besoin de s'introduire dans l'intimité des gens.
De voir sans être vu.
Comme le dit Laurent Scalèse dans sa préface nous en faisons l'expérience perpétuellement à travers la télé-réalité ou les réseaux sociaux.
Qui est le plus malsain celui qui s'exhibe ou celui qui regarde?
Ce livre n'est peut-être pas si éloigné de la réalité, on tombe dans du voyeurisme morbide certes mais il n'y a qu'un pas pour l'atteindre.

On pourrait passer des heures à analyser le sujet et ce n'est pas mon but, non, mon but est de vous faire comprendre qu'Armelle Carbonel a un sacré coup de plumier.
Talent, qualité, histoire extra, c'est un bonheur pour les yeux et pour les sens, d'ailleurs de ce côté là c'est plutôt double ration.
Bravo ça c'est de la performance de fou... 



Naissance à Paris le 16 juillet 1975.
Armelle Carbonel vit actuellement en région parisienne. Mère d'un enfant, elle consacre la majeure partie de son temps libre à l'écriture et travaille parallèlement dans le domaine de l'infrastructure.

dimanche 6 septembre 2015

Blizzard Livre 2 Les guerres madrières de Pierre GAULON








Pierre GAULON

Blizzard
Livre 2 
Les guerres madrières




















4ème de couverture :
Dans le premier tome de la saga de fantasy Blizzard, Le Secret des Esthètes, la révolte s’est propagée contre la tyrannie de l’Inquisiteur, des pentes montagneuses balayées par les vents glacés aux somptueuses galeries souterraines des Esthètes jusqu’à la capitale où se tient le Grand Tournoi. L’invasion des Erzats, le peuple mi-humain mi-animal irradié par la magie, menace de déclencher une nouvelle grande guerre. Au coeur des montagnes, Chasseur, le jeune leader des révoltés, embarque pour le plus dangereux des voyages : explorer la part sombre de sa mémoire. Qui est-il réellement ? Ravivera-t-il les récits des terribles premières grandes guerres ? Réussira-t-il à trouver l’enfer des mages où se terre l’ombre de son étrange maître, Blizzard ?
Ce deuxième tome particulièrement attendu enchaîne aventures trépidantes et révélations, conduisant toujours plus loin le lecteur dans les secrets du monde de Blizzard. Sans un mot de trop, tissant une intrigue nerveuse, Pierre Gaulon marie avec bonheur la magie de la fantasy et l’intensité du thriller.
Avec Les Guerres madrières, l’auteur confirme qu’il bâtit une œuvre de fantasy à la fois ambitieuse et haletante. 



C'est un beau bouquin, le vert de la couverture est incroyable et le symbole qui apparaît en surbrillance, se superpose sur l'ensemble.
Il s'agit d'un tome 2, pour un plus grand plaisir je conseille aux lecteurs qui souhaitent se frotter aux mages et au peuple mutant de Pierre Gaulon de commencer par le premier tome.
Je pense qu'il serait même judicieux de les enchaîner pour bien rester imprégné de l'ambiance, des lieux et des personnages.

De toute façon le premier se termine sur un tel suspense que vous ne résisterez pas à l'envie de continuer.











La guerre bat son plein sur le Genolain, les différents peuples doivent cohabiter afin de renverser ce gouvernement dirigé par l'Inquisiteur.
Celui-ci ne sème que terreur et cadavres.
La vie est impitoyable dans de telles conditions, comment survivre avec ce froid qui s'est installé depuis, empêchant les récoltes et tout travaux extérieurs.
Fender' oc semble avoir trouvé une solution pour rejoindre Fort-Madre en évitant l'armée de l'Inquisiteur, les Esthètes ayant connaissance d'un passage secret, lui et ses hommes vont être confrontés à de nombreuses embûches difficiles à franchir. 

L'auteur fait preuve d'une imagination sans limites et créait toujours plus d'animaux monstrueux et d'endroits effrayants, on se demande d'où il peut tirer son inspiration.
Il y a une chose particulièrement bluffante dans les différents styles de Pierre Gaulon, je l'ai déjà vu faire preuve de plus de légèreté dans un roman d'un autre genre et dans ce récit de Fantasy il est capable de s'adapter pour donner plus de structure, de matière et de profondeur.

J'ai beaucoup aimé retrouver les personnages comme Chasseur, Blizzard le vieux mage ou encore Iak le dresseur de tigre des glaces.

J'ai aussi été confrontée à mon pire cauchemar, une attaque de reptiles de grandes tailles, heureusement que nos héros ont une belle maîtrise du sabre, j'ai pu me cacher derrière une épaule et fermer les yeux en attendant que ça passe.

S'agissant d'une trilogie on est en droit de se demander si un jour la chaleur et le soleil reviendront réchauffer le Genolain, nos guerriers usent de toutes leur énergie pour ça, il faut garder espoir... la liberté est proche.
Dans tous les cas Blizzard prend le chemin d'une belle collection Fantasy.





Pierre Gaulon a 31 ans. Sa passion pour les littératures de l’imaginaire le conduira à des études de lettres modernes spécialisées dans le fantastique et la science-fiction. Ses premiers thrillers, « la mort en rouge », et « Noir Ego » (city éditions), remarqués par la critique dès leur sortie, ont été finalistes de plusieurs prix littéraires (VSD du polar 2013, ça m’intéresse du polar historique 2013, prix du balai d’or de la découverte 2014…) Avec « Blizzard », il signe une épopée d’héroïc-fantasy qu’il considère comme un hommage à ses lectures de jeunesse (Franck Herbert, David Gemmell, Terry Goodkind…)

jeudi 3 septembre 2015

Haine 13 de Stanislas PETROSKY








Stanislas PETROSKY

Haine 13











4ème de couverture : 
Chiffre 13 ! Mauvaise pioche pour une Nationale. Terminus pour un loser…
JE SAVAIS QUE CE PUTAIN DE CHIFFRE portait malheur, j’en étais intimement convaincu… Seulement après vingt-huit mois passés à la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine, la RN 13 c’était la route directe pour rejoindre Caen en auto-stop.
La poisse lui colle à la peau comme un déterminisme fatal. Lorsqu’il lève le pouce sur la RN 13, on subodore que ce loser n’aura pas usurpé sa réputation. Pétrosky use des codes du noir avec un talent consommé. 



Et bien voila un nouvel écrit de Stanislas Pétrosky et c'est un pur bonheur de l'accueillir sur mon "Shoot". 
Rappelez-vous en mars de cette année sortait "Ravensbrück mon amour", j'ai été foudroyée par ce livre relevant clairement du génie, oui oui parfaitement et je le pense largement.


Avec "Haine 13" rien à voir nous sommes face à une nouvelle courte en lecture numérique.
Je retrouve une écriture frondeuse, sans détours et ça le fait.

Me voila en compagnie d'un bad boy qui sort de taule et fait du stop pour retrouver et dérouiller son ex, la salope qui l'y a envoyé.
Pardon il m'arrive de rentrer à fond dans une histoire et de la laisser déteindre sur moi alors vous excuserez mon langage.
Maintenant que vous connaissez les intentions de notre brave homme et situez le style d'individu, vous pouvez aisément deviner un ton familier et dur.

Avec une nouvelle pas le temps de tergiverser et ça tombe bien l'auteur ne prend pas de gants et va droit au but.
Je conseille de prendre une grande inspiration en commençant à lire ça devrait bien se passer...

Il va d'ailleurs rapidement trouver une voiture acceptant de l'avancer vers sa destination mais une fois assis un malaise va s'instaurer, glaçant, angoissant.
Le conducteur pourtant friqué, ne semble pas si net que ça ... je ne dévoilerais rien de plus juste mon ressenti. 
Angoisse, désolation, impuissance.
J'ai simplement adoré vous l'aurez compris.

Les nouvelles ont un vrai intérêt, haletantes, bluffantes, elles permettent une courte pause à nos lectures habituelles et parfois longues, on peut dévorer de sacrés pavés parfois.
Et puis à 1,49€ la pause il est impensable d'hésiter.






Né en 1975 sur les bords du lac Sevan, en Arménie. Stanislas Petrosky quitte son pays à l’âge de dix-sept ans pour rejoindre la France. Il glissera dans une délinquance de plus en plus dure et connaîtra de nombreux démêlés avec la justice.

C’est lors de ses séjours à l’abri du soleil qu’il se découvrira une passion pour l’écriture, sombre de préférence, en commençant par les nouvelles. Ravensbrück mon amour est son premier roman.