vendredi 8 juillet 2016

Je m'appelle Requiem et je t'... de Stanislas PETROSKY








Stanislas PETROSKY

Je m'appelle Requiem et je t'...



Sortie le 8 juillet 2016









4ème de couverture :
Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ?
Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons.
Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.
Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre.
Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…


Je l'attendais le Requiem, il est là et il arrive aujourd'hui en librairie.
Sans parler de l'excellente préface de Nadine Monfils, grande auteure humoristique belge que j'adore, j'ai tout lu de Stanislas Pétrosky, j'attends donc impatiemment chaque sortie.
Un auteur aux styles aussi variés que surprenants, j'aime énormément ses écrits et ce dernier est tellement déjanté que je me suis jetée dessus avec un énorme plaisir.


Requiem de son vrai nom (ou plutôt son blase dixit l'auteur) Estéban Lehydeux est prêtre exorciste, un être particulièrement endiablé.
Il est tout sauf ce qu'on attend d'un homme sensé être irréprochable et bon, enfin encore faut-il que ça existe.
Humour noir, sexe et rock n' roll.
Quand une âme égarée vient lui demander de l'aide, il ne peut s'empêcher de foncer dans le tas, d'autant plus que la demoiselle en détresse est bien roulée et tout sauf farouche.
Des truands ont proposé à Martine, déjà habituée aux vidéos classées X, d'en tourner une ignoble contre un paquet d'argent.
Requiem va l'aider à coincer ces pourris mais va vite se rendre compte qu'il avait légèrement sous évalué leur dangerosité.
Un conseil ne pas énerver ce bon prêtre aux pratiques sans limite, une bastos peut parfois partir si vite...   

Oh oui, oh oui, oh oui ça cogne, ça saigne et ça cause sec et tout ça à cause d'un curé.
Choisir un homme d'église en guise de personnage principal c'est goûtu, d'autant plus que celui-là est hors norme.
Je suis fan de la dérision quand elle est bonne enfant, d'ailleurs c'est plutôt un prêtre exorciste et ça ça parle bien aux lecteurs de noir.

J'adore avoir un sourire niais tout au long de ma lecture, pour le coup j'ai eu les larmes aux yeux à de nombreuses reprises le fou rire n'étant jamais loin, ça s'accompagne bien je trouve.
Il faut le dire le ton est familier et vulgaire, croyez-moi ça détend les zygomatiques jusqu'aux orteils.
Une fois le choc passé de voir un cureton branché cul et baston on se rend compte que derrière il y a un polar prenant avec tout ce qu'il faut dedans.

Le narrateur interpelle le lecteur et pousse le vice jusqu'à lui donner rendez-vous au prochain chapitre.
J'avoue que j'adore ce qui sort des sentiers battus, je lis énormément et ce genre de particularité reste rare et m'amuse.  

J'ai fortement apprécié les raisonnements de Requiem sur comment peut-on triper en torturant ou en tuant, lui c'est pas pareil il chasse le démon.
Je lis des tonnes de roman noir et ce n'est jamais explicitement formulé.
Je les aime ses coups de spleen.

Le titre est juste magique j'ai juste envie de répliquer je m'appelle Loley et je t'emmerde, pas de finesse de ma part, excusez mais je suis une grande joueuse.
Grand moment d'émotion quand la phrase culte est prononcée dans le récit, c'est trop bien envoyé.

J'ai passé un moment d'enfer avec Requiem, je trépigne déjà de le retrouver dans le tome suivant.
D'ailleurs il promet d'être croustillant je vous somme d'être au rendez-vous et de vous laisser tenter par le diable.





Né en 1975 sur les bords du lac Sevan, en Arménie. Stanislas Petrosky quitte son pays à l’âge de dix-sept ans pour rejoindre la France. Il glissera dans une délinquance de plus en plus dure et connaîtra de nombreux démêlés avec la justice.
C’est lors de ses séjours à l’abri du soleil qu’il se découvrira une passion pour l’écriture, sombre de préférence, en commençant par les nouvelles. Ravensbrück mon amour est son premier roman.



7 commentaires:

  1. Excellente chronique ma Loley !
    Elle m'a bien fait sourire
    Il a l'air très tentant ce livre 💖

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup ça me touche, je le conseille fortement c'est original et marrant j'adore

      Supprimer
    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
  2. Très tentée par ton avis et par le pitch ! Briser le quatrième mur (comme Deadpool par exemple) le fait de s'adresser directement au lecteur/spectateur. C'est un effet que j'adore s'il est bien maîtrisé :D

    RépondreSupprimer
  3. Vas y il est court et ça nous change de nos lectures.
    Quand il s'agit de se marrer je lève toujours le doigt

    RépondreSupprimer
  4. Vas y il est court et ça nous change de nos lectures.
    Quand il s'agit de se marrer je lève toujours le doigt

    RépondreSupprimer