lundi 17 octobre 2016

On se souvient du nom des assassins de Dominique MAISONS









Dominique MAISONS

On se souvient du nom des assassins



















4ème de couverture :
Changement de décor pour Dominique Maisons, qui délaisse le registre ultra-contemporain de son dernier thriller pour un polar d'atmosphère qui se déroule à Paris, en 1909… Max Rochefort est l'auteur du feuilleton le plus populaire du quotidien Le Matin. Dandy immodeste, personnage excessif, il n'est pas sans rappeler Alexandre Dumas ou autre auteur gargantuesque. Flanqué d'une gouvernante possessive et d'un jeune assistant, Giovanni Riva, rêvant de devenir grand journaliste, Max Rochefort règne sur un atelier d'écriture compose de trois personnes. Giovanni tombe vite sous le charme et la coupe de cet ogre littéraire. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios inventés par Max. Lors d'une soirée donnée à l'hôtel du lac d'Enghien, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé. La sûreté est dépêchée sur les lieux, et Max et Giovanni, s'érigeant en défenseurs de la veuve, de l'orphelin et d'une jeune soubrette accusée de ce terrible meurtre, sont plongés dans une enquête qui les conduira des bas-fonds de la capitale à ses lieux les plus brillants. Des catacombes à l'asile d'aliénés de Sainte-Anne, de l'Opéra Garnier aux théâtres de boulevard, des voyages en montgolfière aux rugissements d'une Bugatti biplace 90 chevaux, Max et Giovanni croisent sur leur chemin de bien illustres personnages : l'éditeur Arthème Fayard, l'écrivain Gaston Leroux, le pionnier de l'aviation Louis Paulhan, l'aliéniste Alfred Binet… et constituer autour d'eux une ligue de gentlemen extraordinaires. Ceci sans oublier le talent et le goût de Dominique Maisons pour les scénarios les plus sombres, les plus sanglants et les plus pervers…




Dominique Maisons fait parti des auteurs que j'ai lu à plusieurs reprises et chaque nouvelle publication est pour moi un plaisir.

Giovanni Riva travaille pour le journal Le Matin, il est missionné pour plus ou moins espionner Max Rochefort, un auteur populaire.
Ce poste ne le ravit guère et va prendre des allures inattendues, le Cardinal Berdoglio a été assassiné dans la chambre d'hôtel voisine et une jeune femme de chambre est accusée.
Max voyant bien le béguin de Giovanni pour cette dernière, se lance dans une enquête plutôt complexe.
Il n'a pas fallu le pousser bien fort pour que cet auteur passionné d'intrigues à démêler se lance...


L'époque début 1900 est bien retranscrite, elle immerge le lecteur dans une confiance agréable et nostalgique, il suffit de regarder la couverture pour comprendre.
Giovanni est d'origine italienne, particularité rendue intéressante par la description de son entourage et de ses coutumes un peu envahissantes, elles prêtent à sourire.
Il est question d'un écrivain et du développement de l'édition, sujet intéressant, c'est une bonne idée d'y toucher. 

Un meurtre, une chambre gardée et fermée, c'est un cas parfait pour Rouletabille et j'ai envie de dire que ça tombe bien car Gaston Leroux est un des personnages du roman.
Max Rochefort a bien l'intention de lui damer le pion, en toute amitié cependant.
Cette enquête m'a fait penser à une enquête à la Sherlock Holmes et j'ai adoré ça.
Je l'ai suivie avec passion et il faut avouer que le binôme d'enquêteurs forme une équipe hors pair.

L'auteur, je parle du vrai, a un talent d'écriture certain et assuré, il a misé sur un style rétro, qui bien que casse-gueule, est plus que réussi.
Mes nerfs ont été mis à rude épreuve, le temps presse pour sauver la jeune femme accusée et maintenue dans des conditions de détention glaçantes et déplorables.

Quand la politique se mêle aux grands manitous de la religion, on se rend compte que certaines vérités ne sont pas communicables au grand public.
Pas d'inquiétudes il y aura toujours de bonnes âmes haut placées pour dissimuler et arranger les faits de façon à les rendre plus présentables.

J'ai beaucoup aimé la construction originale de ce thriller, quand vous pensez le dénouement proche et bien il se peut que quelques surprises subsistent.
Mon sourire est revenu et je me suis dit non ce n'est pas terminé, le lecteur va encore morfler...
L'action est aussi grisante que la double enquête, encore une bonne idée de ne pas axer l'histoire sur la police mais sur un écrivain et son employé.

Le rythme est imposé avec une maîtrise bluffante j'en suis scotchée.
J'ai aussi ressenti une vraie émotion en rapport avec les personnages, je me les suis appropriés, leurs vies, leurs bonheurs et leurs malheurs.
J'ai couru avec eux, j'ai réfléchi avec eux, j'ai été blessée avec eux...

Je crois que j'ai été claire, du moins je l'espère, assez pour vous convaincre d'aller à la rencontre de Giovanni et de Max, j'ai été triste de les quitter...





Né le 06/081971 à Paris, Dominique Maisons a traversé ses études sans objectif clairement déterminé, mais finalement il aimait bien apprendre alors il a glané quelques diplômes dont la liste n’a aucun intérêt. De son jeune âge il se souvient avec plaisir des histoires qu’il racontait pendant les récréations à un petit cercle de fidèles ainsi que de sa première rédaction que son institutrice a lue à toute la classe… De quoi susciter une vocation qui ne s’est jamais démentie, elle aura juste mis du temps à se mettre en œuvre, un peu par indolence et un peu parce qu’il a suivi d’autres pistes…
A travaillé dans la musique chez Sony tant que les gens en achetaient… Il espère donc que ces mêmes gens vont continuer un peu à acheter des livres. Il aime les romans populaires, les Dumas, Paul Féval, Auguste Bernede, Gaston Leroux, G-J Arnaud, … et il s’emploie à continuer dans cette veine et à reprendre une partie du flambeau de cette littérature aux personnages hauts en couleur si caractéristiques de la culture populaire française. Plus récemment, il se sent proche, dans la démarche, d’un Jo Nesbo ou d’un John Connolly et il admire Denis Lehane… Il essaye dans ses écrits de donner libre cours à son imagination, sa préoccupation principale serait que ses histoires ne donnent jamais une impression de déjà lue. Surprendre, distraire et étonner avec un petit supplément d’âme, voilà le programme qu’il vous invite à découvrir.









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