mercredi 9 août 2017

Que dieu me pardonne de Philippe HAURET






Philippe HAURET

Que dieu me pardonne















4ème de couverture : 
Ici, une banlieue tranquille, un quartier résidentiel et ses somptueuses maisons dans lesquelles le gratin de la ville coule des jours paisibles… À quelques encablures, une petite cité, grise et crasseuse. Avec sa bande de jeunes désœuvrés qui végètent du matin au soir. Deux univers qui se frôlent sans jamais se toucher.

 
D’un côté, il y a Kader, le roi de la glande et des petits trafics, Mélissa, la belle plante qui rêve d’une vie meilleure… De l’autre, Rayan, le bourgeois fortuné mais un peu détraqué… Et au milieu, Mattis, le flic ténébreux, toujours en quête de rédemption.

 Une cohorte d’âmes égarées qui n’auraient jamais dû se croiser… 
Des destins qui s’emmêlent, des illusions perdues, des espoirs envolés… Et puis, cette petite mécanique qui se met en place comme une marche funèbre… implacable !






Je suis impressionnée par la construction des personnages, c'est un élément qui revient souvent dans mes avis car j'y attache de l'importance. 
Je pense qu'on se souvient d'un roman en partie, grâce ou à cause des personnages.
Ici, j'ai vu Philippe Hauret lisser de la glaise pour leur donner forme, les travailler, puis finalement les laisser prendre vie.

Kader se fait pincer à son domicile après un cass, peut-être serait-il temps de faire quelque chose de sa vie et d'arrêter de zoner à longueur de journée dans sa cité.
Rayan lui, est tellement blasé par son argent qu'il se sent au-dessus de tout et de tous.
Mattis est flic, et a un problème, sa femme lui réclame un enfant qu'il ne se sent plus du tout d'avoir à son âge.
Leurs destins vont se croiser pour faire des étincelles...

Des personnalités que tout oppose, des milieux sociaux différents, mais le lecteur va avoir la même envie, l'envie d'en savoir plus sur chacun d'entre eux.
J'ai ressenti une vive curiosité et un réel intérêt en tournant les pages, je me suis demandé comment tout ça pourrait bien finir.
Je dirais que ce qu'il se passe dans le roman est plutôt croustillant, les rebondissements sont déconcertants et plaisants.

J'ai trouvé de jolies qualités à "Que Dieu me pardonne", c'est une très belle découverte, je l'ai refermé en ayant une grosse envie de réfléchir à la vie.
Une chose est sûre elle est précieuse et il faut la fêter tous les jours.




Philippe Hauret est né en 1963 à Chamalières. Il passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez avant de venir s'installer sur Paris. 
Il travaille aujourd'hui pour la bibliothèque d'une université. 




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