mercredi 21 février 2018

L'enlèvement des Sabines d'Emilie DE TURCKHEIM





Emilie DE TURCKHEIM

L'enlèvement des Sabines















4ème de couverture :
Lorsque Sabine démissionne, ses collègues lui offrent une Real Doll comme cadeau de départ (le modèle se prénomme Sabine). Consciencieuse et effacée, Sabine est décontenancée par ce cadeau…





Sabine quitte son travail après 15 ans de bons et loyaux services, pour se retrouver avec une poupée grandeur nature en guise de cadeau de départ.

La société est tellement exigeante, elle impose sa normalité, faire des enfants ou pas, et même jusqu'au nombre qu'il faut avoir.
Je parle en connaissance de cause, j'ai fait le choix de n'en avoir qu'un, vous n'imaginez pas l'outrage que c'est, aux yeux de la populace.
Les jugements et les réflexions piquantes qu'il faut supporter.

Le personnage principal subit une mère tyrannique et destructrice, j'avoue avoie eu envie de l'assommer à plusieurs reprises, quelle horreur.

Que penser de ces sex dolls, je suis très partagée sur le sujet.
D'un côté, je me dis que si ça doit enlever la frustration sexuelle et les pulsions que les "monstres" ne savent pas contrôler, alors tant mieux.
Il y aura peut-être moins de femmes violées et donc moins de passage à l'acte.
Mais d'un autre côté, je suis très gênée par cette reproduction fidèle de la femme, orifices compris.
La poupée, elle, est toujours d'accord pour faire l'amour et il ne faudrait pas que du coup, au contraire, l'homme finisse par se passer du consentement de la femme et passe à l'acte.

Que dire sur ce roman, c'est assez difficile, je suis sur une impression d'originalité et de bizarrerie, mais n'est-ce pas ce que je cherche quand je me tourne vers la littérature blanche.
Il faut savoir qu'elle est concernée à 10% dans mes choix de lecture.
L'aspect psychologique est particulièrement fort, et ce à tous les niveaux.





Emilie de Turckheim vit et écrit à Paris. Elle publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres. 
Étudiante en doctorat de sociologie à Sciences Po, elle est visiteur de prison à la maison d’arrêt de Fresnes et modèle vivant pour des artistes peintres et sculpteurs. 
Son expérience de visiteur à la prison de Fresnes lui inspire en 2008 "Les Pendus". 
En 2009, elle reçoit le prix de la Vocation pour "Chute Libre", son deuxième roman et le prix Bel Ami 2012 pour "Héloïse est chauve".
Elle est modèle vivant pour des peintres et des sculpteurs, une expérience qu’elle relate dans "La Femme à modeler", paru en 2012.
En avril 2013, elle publie "Jules et César" et "Mamie Antoinette" aux éditions Naïve.
Elle reçoit le prix Roger Nimier pour "La Disparition du nombril" (2014). "Popcorn Melody" est son huitième roman paru en 2015 aux éditions Héloïse d'Ormesson. 

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