lundi 5 mars 2018

Sale quart d'heure pour la mort de Karine GOURNAY






Karine GOURNAY

Sale quart d'heure pour la mort













4ème de couverture :
La journée n’avait pas si bien commencé que ça pour l’inspecteur Johnny Belle Gueule et c’était loin de s’arranger.
Car les deux enquêtes successives qu’il doit mener au cœur d’un bayou de Louisiane, chez la famille Broussart, propriétaires d’une ferme aux alligators, le conduiront sur des pistes plus qu’hantées par les Ombres du passé.
Mais c’est sans compter sur sa ténacité et son humour noir qui l’aideront entre autre à braver la Mort elle-même, en chair et en os...



Je m'étais beaucoup amusée du précédent roman de l'auteure paru chez Fleur Sauvage, c'était piquant et original.
Avec son dernier, elle nous entraîne sur un tout autre registre...

Johnny est un enfant adopté, devenu flic, il est confronté à la disparition d'un bébé de 10 mois, qui dormait pourtant dans la chambre de ses parents.
Les probables coupables sont nombreux dans cette maison qui accueille plusieurs générations.

Les dialogues sont d'une jolie fluidité, c'est un élément que je souhaite relever, quoi de plus horrible quand ça accroche.
Certains personnages doivent être fous à lier, à moins que les morts des anciennes générations rôdent toujours aux alentours de la propriété.

J'ai beaucoup aimé le mélange du présent avec l'histoire torturée d'une jeune esclave.
Et oui ça se passe en Louisiane, d'ailleurs, à contrario, je déteste ses bestioles comme crocodiles, alligators. C'est bien ma veine, la famille de la petite disparue en fait l'élevage, vous me direz, pas la peine de faire des manières de la sorte dans un tel endroit, c'est le jeu.
Parlons plutôt de l'esclavagisme, on peut voir immédiatement la cruauté que ces pauvres gens ont subie, sous prétexte d'avoir la peau noire, d'être différent.
C'est glaçant.

Voilà un bon moment que je ne m'étais pas frottée au style fantastique, ce que j'en apprécie c'est cette impunité qu'ont les morts qui restent ou reviennent parmi les vivants.

Pour résumer j'ai passé un bon moment divertissant. 




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