samedi 28 mars 2015

L'oeuvre de sang de David LECOMTE









David LECOMTE
L'oeuvre de sang






















4ème de couverture : 
Mon premier photographie ses victimes
Mon deuxième se rapproche du premier 
et cherche à comprendre ses mystérieux pouvoirs 
Mon troisième, c'est les autres
Mon tout est une oeuvre 




Ça c'est du démarrage, si je peux éviter les livres qui commencent après les cent premières pages, croyez-moi j'évite. 
L'oeuvre de sang commence de suite, dès la première ligne, action ensanglantée et nombreuses questions tombent sur la première page.
Mes petites antennes se sont dressées bien hautes sur ma tête, poussées par l'intérêt et la curiosité.
J'ai pu sentir mes doigts crépiter et me dire là je tiens quelque chose.

Jérémie commence une nouvelle vie, il s'installe avec sa grand-mère à Lille.
Un nouveau collège, de nouveaux amis mais une nouvelle vie loin de la précédente, de sa ville natale, où son père et sa belle-mère sont morts dans des circonstances troublantes.
Il a tout vu, un homme a joué un rôle primordial dans ce rôle, Jérémie va alors croiser sa route dans cette vie toute neuve qui devait être tranquille, ce sera dans son collège.
Quoi de plus horrible vous n'imaginez même pas, le jeune garçon va alors apprendre la vérité sur ses parents, sur son passif mais aussi comprendre d'où lui viennent ses capacités paranormales.
L'homme aussi est particulier mais d'une façon différente, lui est un artiste mais pas n'importe lequel il créait une oeuvre de sang ... Je ne développerai pas plus à vous de le découvrir, ce qui est sûr c'est que le face à face va être explosif ...

Le ton est franc presque familier, on pourrait voir les personnages comme des couples d'amis ou encore de la famille, je suis rentrée facilement dans leur vie, avec l'impression d'y être invitée tout naturellement.
J'ai trouvé l'histoire et l'intrigue bien trouvées, bien menées, envoûtantes et c'est le cas de le dire ça tombe bien.

Ayant lu seulement des nouvelles de David Lecomte jusqu'à maintenant il est appréciable de poursuivre avec une trilogie complète, je vais pouvoir connaître l'auteur, enfin son écriture mais la connaitre vraiment.
Je suis vraiment ravie de me dire que la suite m'attend et que je vais très vite retrouver Jérémie, ce p'tit bonhomme débrouillard à qui la vie n'a pas fait de cadeau.

J'ai juste une chose à rajouter méfiez-vous de l'aura malsaine qui plane au dessus de votre tête, tentez de résister ... 










David Lecomte est né en 1970, dans le Pas de Calais. C'est un amoureux de tous les arts et il a oeuvré dans chacun d'eux, tantôt comédien ou scénariste ou compositeur... Il se lance dans l'écriture avec "La quête", publiée dans le recueil "Demande à... Bukowski" (Poussières Éditions). L'ouvrage est salué par la revue "Les Inrockuptibles" et mis en avant dans l'émission télé "Paris Dernière". Courant 2011, il va créer les éditions Fleur Sauvage et se consacrer totalement à l'écriture. En Juillet 2012, son premier roman "Peintures de guerre" est publié. C'est un récit sombre, à la fois rageur et poétique, dont la sortie discrète semble compensée par un réel engouement des lecteurs. Fin novembre 2012, l'auteur présente "L’œuvre de sang", un thriller fantastique, superbement accueilli par un public de plus en plus vaste et enthousiaste. Premier d'une trilogie, il sera suivi de "ECHOeS", en Septembre 2013. Le dernier tome étant prévu au printemps 2014. 

jeudi 19 mars 2015

A un passant de Juliette VALLERY






Juliette VALLERY
A un passant















4ème de couverture :
Elle 
Mille et une fois, je l'ai tenu serré entre mes jambes, gardé perdu au fond de moi. Mille et une fois, j'ai juré que jamais plus. Que personne ne réduirait en miettes ce pauvre échafaudage d'être que je m'acharnais à bâtir. Et chaque fois, j'ai rêvé que tout allait renaître, que tout jouerait le jeu des vagues. Parce que toujours, même au plus obscur, on croit à l'éternel retour.




J'ai découvert cette auteure via la littérature jeunesse, enfin pour être exacte c'est ma fille qui a rencontré Juliette VALLERY dans un salon proche de Toulouse. 
Elle a choisi deux livres pour enfants de l'auteure dont "La guerre des cracras" et lire le même écrivain que ma p'tite poupette est un exercice auquel je me prête avec un immense plaisir.




Tout commence à un arrêt de bus, il ose l'aborder, elle le suit, l'amour pointe finalement son nez, neuf et excitant.
Je suis rentrée dans la tête d'un homme et d'une femme, j'ai recueilli leurs confidences, leurs ressentis, je les ai suivis dans leur folie, il a suffit d'un regard, une pensée ...

"A un passant" à un accent de poésie, savoir manier les mots, jouer avec eux, les placer au bon endroit, à côté de celui qui va rendre la phrase plus belle, lui donner un vrai impact.
Juliette Vallery est une vraie fée, capable de manier le verbe dans la littérature adulte comme de faire mouche (clin d’œil à nos cracras) avec la littérature enfantine. 

Ce court roman relevant pour moi de la nouvelle, m'a permis de faire une pause dans mes lectures qui peuvent être plus noires, une lecture où on se laisse aller sans réfléchir mais avec une légère crainte malgré tout.
On peut se demander si le roman n'est pas une confidence, un souvenir ou encore un rêve, comment peut se terminer ce début d'histoire, léger, parti de rien.






Juliette Valléry est rédactrice en chef du magazine et "J'apprends à lire" chez Milan, elle travaille également depuis plusieurs années sur le magazine Histoires pour les petits. Elle est aussi auteur d'albums et de petits poches publiés chez différents éditeurs. Elle a reçu en 2007 le Prix Fnac des premières lectures pour son livre Lucas et son dragon chez Magnard Jeunesse. Elle a traduit des livres de l'anglais et de l'italien. 




samedi 14 mars 2015

La Pieuvre de Jacques SAUSSEY









Jacques SAUSSEY
La Pieuvre

Sortie le 18 mars
2015














4ème de couverture :
Lisa Heslin est officier de police judiciaire dans un commissariat parisien. Elle est aussi la fille d'un juge d'instruction célèbre, assassiné au début des années quatre-vingt-dix. Lorsqu'un appel téléphonique lui annonce que sa mère, avec laquelle elle n'a plus aucune relation depuis bien longtemps, est à l'agonie, elle met de côté sa rancœur, saute dans un train pour Marseille et rejoint la clinique.
A paris, ses collègues ont été appelés sur le lieu d'un meurtre crapuleux : un modeste coursier parisien a été retrouvé exécuté de deux balles dans la tête.
Mais la police scientifique apporte une information qui va tout changer : l'arme de ce crime est la même qui a servi à tuer le juge Heslin en 1992. Pour l'équipe du capitaine Daniel Magne, supérieur et amant discret de Lisa, c'est une enquête impossible qui commence, où tous les contacts sont aussi des pièges.





J'adore retrouver une écriture que je connais déjà, avec La pieuvre j'ai eu l'impression de reprendre l'histoire où elle s'était arrêtée et de la continuer tout naturellement.
J'ai dans les mains un beau bébé, de ceux que l'on appelle "pavé" et je l'ai lu en moins de 4 jours, j'ai carrément dévoré ce roman, je précise au passage que je travaille.
C'est comme ça quand un livre est prenant on avance a grande vitesse et ici nous retrouvons des passages titillant la curiosité entrecroisés de scènes d'action.

Lisa est appelée de façon soudaine par le médecin qui traite sa mère, il y a urgence, celle-ci est en fin de vie. La jeune policière boucle sa valise et saute dans le premier train pour Marseille, vers cette "mère" qui l'a abandonnée ni plus ni moins à l'âge de 8 ans, pour refaire sa vie.
Ce que Lisa va découvrir va se révéler passionnant pour le lecteur mais clairement horrible et traumatisant pour le personnage.
Elle va tomber sur un secret de famille déroutant et épouvantable, celui de sa famille.
Une injustice à vous arracher les cheveux de rage et de dégoût.
Parallèlement, Daniel Magne son compagnon, resté à Paris et également flic va se démener au milieu des meurtres qui vont tomber de l'arme qui a abattu froidement le père de Lisa, le juge Lionel Heslin, 20 ans plus tôt.
L'enquête va peut-être pouvoir repartir et qui sait, démasquer le tueur, ce qui est sûr c'est que la partie va se révéler dangereuse et cruelle...

L'ambiance créée est tendue, je l'ai trouvée prodigieuse, tellement on ressent la montre qui tourne, le danger qui approche.
On lit, on lit et d'un coup on se rend compte qu'on peut relâcher ses muscles et respirer normalement. 
Jacques Saussey adore faire peur à ses lecteurs, on s'attache aux personnages et on flippe pour eux. 
Ils vont être traqués, agressés, blessés, la tension est insoutenable.
Dans tous les cas le pari est gagné je me sens proche des personnages qui sont pourtant fictifs.

Un passage m'a marquée particulièrement, Lisa se remémore son père à partir d'une odeur, une ambiance, j'ai eu des frissons et j'ai ressenti cette douleur et ce manque que provoque la perte d'un être cher.
J'ai pensé crier à la maltraitance, ma gorge s'est serrée à plusieurs reprises et j'ai bien cru pleurer, le mot approprié au récit est : Intense.

L'histoire est extrêmement plaisante, j'avais très envie de savoir ce qui était arrivé au juge Heslin depuis déjà un bon moment.
J'ai même pu croiser une amie qui a pris la place d'un des personnages, c'est quelque chose d'assez sympa de sentir les auteurs proches de leurs lecteurs.
Pour avoir tout lu (sauf un mais c'est un oneshot) de Jacques Saussey je pense pouvoir dire que ce dernier est très fort, la maîtrise est particulièrement belle, c'est simplement une bombe et une bombe ça explose alors attention !!!
Vous allez faire la connaissance d'une Pieuvre aux tentacules meurtrières, une fois sur vous, elle ne vous lâche plus jamais...






Jacques Saussey habite en Bourgogne. La Pieuvre est son sixième roman (Quatre racines blanches a été publié en 2014 au Livre de Poche).
Il excelle à faire vivre ses personnages sur un mode ultra-réaliste, dialogué, au cœur d’intrigues impeccablement rythmées.