lundi 8 juin 2015






Gipsy PALADINI

J'entends le bruit des ailes qui tombent








4ème de couverture :
"Al avait déjà pensé au mal, le pur et dur, celui qui ne connait ni la souffrance, ni la morale, celui qui évolue dans un néant absolu sans passé, sans présent, sans futur. Il avait parlé à des tueurs dans les yeux desquels il n'avait rien lu. Le vide. Le noir. Un abîme. Pas même une branche pourrie à laquelle s'accrocher. On plongeait en chute libre dans leurs rétines et on ne s'arrêtait jamais, parce que le mal n'a pas de fond."
New York, 1969. Au milieu des bouleversements sociaux et politiques qui ensanglantent cette fin de décennie, une poignée de meurtres ne pèse pas lourd dans une ville comme New York. Mais lorsque de jeunes enfants sont retrouvés assassinés dans des mises en scènes macabres, la terreur s'installe. L'inspecteur Al Seriani, rongé par la culpabilité depuis la mort de son coéquipier, est mis sur l'affaire.



En voila un début prometteur, c'est cash, ça envoie et ça donne le ton illico presto.
J'ai compris que je ferais un bout de chemin avec Al Seriani, un flic ébréché mais qui revient auprès de ses collègues suite à une dépression.
On assiste à une remontée en selle progressive, il se tape une pute, Sheila, une nana sexy et attachante, aussi abîmée que lui.
Ne sois point offusqué cher lecteur je m'adapte juste au style, Gipsy Paladini ne s’embarrasse pas de baratin inutile elle écrit de façon directe et pure et elle le fait bien.


"L'espoir lui titillait l'estomac et il n'eut soudain plus qu'une envie : sortir de la baignoire, quitter la pièce, courir dans la rue pour crier qu'il était là, bien en vie, que ces lâches n'avaient pas réussi à se débarrasser de lui... quand enfin il parvint à percer l'obscurité, une femme était assise sur le rebord de la baignoire. Moulée dans une robe écarlate, les lèvres ourlées de pourpre, elle le fixait droit dans les yeux en souriant. Al grogna, pas vraiment surpris. Il avait toujours su que la Mort aurait l'allure d'une putain." 


Des sujets sérieux et intéressants sont abordés comme la ségrégation raciale avec le non moins célèbre Martin Luther King, ou les violences conjugales, autant vous dire que j'ai apprécié ce retour dans les années 60 aux Etats-Unis.

On ne va pas se mentir, l'enquête concerne des meurtres d'enfant et ce n'est pas mon sujet de prédilection, seulement je ne boycotte pas et j'ai choisi de lire ce roman parce qu'ils sont nombreux à être bons.
J'y suis donc allée sur la pointe des pieds et ça l'a fait tout seul, j'ai touché du bout des doigts la douleur des flics et du légiste.
Il n'y a rien de jubilatoire là dedans, c'est juste que l'auteure a su faire passer tout un tas d'émotions, humains et réels à la fois.

Si vous aimez frissonner faîtes comme moi, venez vous frotter aux criminels les plus vils, peut être au détour d'un chemin croiserez-vous les pires tueurs en série des Etats-Unis, les vrais de vrais qui ont existé.
Ce n'est pas des frissons que je vous promets mais des sueurs froides glacées, baignées dans le mal  le plus pur.

Sacré travail de rédaction, le récit est étoffé et complet, une intrigue intéressante et une fin bluffante. 
La psychologie est bien présente avec tout un tas de questions existentielles, sur l'enfance, la maltraitance, la relation de cause à effet enfance maltraitée/criminalité.
Quant à l'écriture il est clair pour moi que Gipsy Paladini mérite qu'on fasse du bruit pour contaminer toujours plus de lecteurs.





Vous pouvez contacter l'auteure sur facebook
et visiter son blog,
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Le teaser




Née dans l’est de la France en 1976, Gipsy Paladini rêve très tôt de partir pour les États-Unis. Elle commence dès seize ans à découvrir le monde et voyage de l’Autriche à l’Italie en passant par la Turquie ou encore l’ex-Yougoslavie. Enfin, elle se rend à San Francisco où elle séjourne pendant plusieurs mois dans une auberge de jeunesse miteuse, au milieu de dealers et de toxicomanes. Elle s’installe ensuite à Los Angeles où elle restera deux ans, avant de se marier et de continuer de voyager entre la France et le Brésil avec son mari, un ex-membre des forces de l’ordre brésiliennes. 








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