mardi 3 avril 2018

Les passagers perdus de Stéphane BELLAT






Stéphane BELLAT

Les passagers perdus















4ème de couverture :
Marc Loebb est un homme à qui tout réussit. Il est l’un des cadres incontournables d’une grosse compagnie, roule dans de somptueuses voitures de sport, possède un appartement avec vue imprenable sur le Saint-Laurent. Une vie parfaite, une mécanique bien huilée qui ne demandait qu’à voler en éclats. C’est par un soir pluvieux d’octobre que tout a commencé. Un chien surgit de nulle part, un effroyable accident sur le pont Jacques Cartier, puis le néant.
À son réveil, tout a basculé. Plus rien ne correspond à ce que Marc a vécu. Les circonstances de l’accident, l’heure et le lieu se sont comme effacés. Une réalité différente lui apparaît. Qui est-il vraiment ? Qui est Calvin White, cet énigmatique bouquiniste croisé au cours d’une promenade ? Et cette rencontre était-elle vraiment due au hasard ? Et si il s’agissait d’une ultime chance de commencer à vivre vraiment ?




J'ai commencé à lire Stéphane Bellat il y a déjà pas mal d'années et je me suis rendue compte que quoiqu'il écrive, peu importe le style, c'est d'enfer.
Quel bonheur de le voir intégrer cette maison d'édition.

Marc Loebb est blasé par sa vie de workingman, il n'a rien d'autre qu'une voiture de luxe, un appartement magnifique et un compte en banque blindé.
On en rêverait, mais sa vie sociale est assez désertique.
Lorsqu'il se retrouve à l’hôpital suite à un accident, il va lui manquer 2h où il ne se souvient de rien et où rien ne colle.
Pour lui il y a un sérieux problème, il a été retrouvé à un autre endroit que le lieu de l'accident. 

J'ai trouvé plutôt agréable de voir Marc, personnage irritant à la base, faire amende honorable et revenir sur ses principes plus que cartésiens.
Ça me laisse à penser que si on se donne les moyens, on peut changer, lever les yeux de son nombril et voir, voir vraiment.
Oui, mais voir quoi?
Je ne vais pas vous le dire en plus...

Ce roman est déstabilisant avec sa petite touche de fantastique, d'ailleurs le terme est un peu fort.
Il s'agit peut-être plus de croyance, de croire en autre chose.
Oui, mais en quoi ?
Lis le livre bon sang!

Je suis sortie de ma zone de confort et c'est quelque chose que j'apprécie beaucoup.
J'ai pu franchir un autre monde avec tous les questionnements que ça soulève.
J'ai passé un bon moment, maintenant c'est à vous d'y aller, l'expérience ne se raconte pas, elle se vit.





Né en 1961 dans l’ouest de la France, Stéphane Bellat est un fonctionnaire de police. C'est un pur autodidacte, autant par nature que par choix. Très vite attiré par l’expression artistique, il commence par dessiner, puis poursuit son parcours par la peinture. Après avoir créé deux ateliers, il se dirige vers l’étude de l’histoire de la seconde guerre mondiale. Quelques années plus tard, il devient historien amateur et rédige, durant une dizaine d’années, de nombreux articles pour plusieurs magazines spécialisés. Sa passion du contact humain l’incite à devenir, en parallèle, guide et conférencier, plus particulièrement autour de la Bataille de Normandie.
En 2010, il se sent envahi par le besoin d’élargir son horizon et décide de revenir à sa première passion : la littérature fantastique. C’est ainsi que nait les Passagers Perdus, son premier roman publié par Guérin Littérature à Montreal . Avec ce virage décisif, Il souhaite maintenant s’orienter vers une carrière de romancier et se définit comme un homme de passion et de communication.
Il travaille actuellement sur son second roman, la chambre d'Hannah qui sera publié en France 

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