jeudi 3 juillet 2014

Malfront, Les mémoires de Mathilde de GERARD COQUET










GERARD COQUET


Malfront, Les mémoires de Mathilde
364 pages
In octavo Editions 

















4ème de couverture : 
Après le décès de son mari, Mathilde soigne sa maladie, motivée par la volonté farouche de terminer ses mémoires. Hugo Boscowich, à qui elle s’est adressée pour les mettre en forme, hésite à replonger dans un passé qui ne le concerne pas. Devant l’insistance de la veuve, il accepte, pour apprendre que Mathilde vient de se suicider ! Suicide ou meurtre ? Pourquoi tous ceux qui l’ont aidée à les rédiger passent-ils de vie à trépas ? Qui est cette inconnue surgie à Martebrun ? Que peut-elle chercher dans les sombres recoins de la Combe de Malfront ? Qui possède la clé des mémoires interdites ?



Une ambiance lourde, oppressante et chargée de secrets résume assez bien ce que le lecteur ressent à la lecture du livre, je pense que ça tombe assez bien on aime tous fouiner dans le grenier des vieilles maisons. 
J'ai adoré ce décor donné par l'auteur, ni surfait, ni surjoué mais au contraire naturel, ça donne un réalisme saisissant et permet de rentrer immédiatement dans la vie des personnages, de se les approprier.
La propriété mal entretenue de Mathilde et son chenil, l'herbe envahissante, le tracteur rouillé laissé à l'abandon ... 

Mathilde sentant l'épée de Damoclès au dessus de sa tête suite à l'annonce de la maladie qui la ronge, souhaite écrire ses mémoires et peut-être par la même occasion affronter ses démons et régler quelques comptes. 

Coupée dans son élan elle sera stoppée net par un vol au dessus de la rambarde du balcon, à vous de lire le livre pour savoir ce que Mathilde avait de si compromettant dans ses notes.
Le village où elle vit regroupe une population où tout le monde connait tous le monde, on est dans l'ambiance petit village de France avec sa campagne, son curé un peu porté sur la boisson nous concernant, le notaire, le maire et tout un tas de personnages forts et importants.
Sans parler d'Hugo le premier amour de Mathilde qui va revenir et tomber dans cette fourmilière sacrément active voire nocive.
J'ai particulièrement aimé la caricature du secrétaire de mairie à la retraite, qui fiche tous les administrés et leurs secrets, sachant que normalement la discrétion est de rigueur dans ce métier, (et j'en sais quelque chose) je me suis vraiment marrée intérieurement en lisant ce que faisait ce pauvre diable.

L'auteur a su marquer son récit d'une atmosphère mystérieuse et troublante, l'envie de savoir est persistante. 

J'ai fortement ressenti ce besoin d'avancer, de percer à jour ces personnages pas banals, on s'incruste vraiment dans leur vie et j'ai aimé cet aspect là, les coutumes de la région, un peu de vocabulaire ancien et le train-train de cette commune enfin plutôt mouvementé le train-train.
La fin s'accélère sacrément, l'enquête se dénoue, le nombre de morts s'alourdit mais la vérité finit par éclater ...

Je suis ravie d'avoir pu découvrir l'écriture de Gérard Coquet, que je croisais de temps en temps sur facebook, j'ai beaucoup aimé son écriture avec ses descriptions intéressantes, alimentant l'histoire et une touche d'humour judicieusement placée, ce fût un régal. 

Sans compter sur la couverture qui raconte une histoire à elle toute seule tellement elle est magnifique.
Merci à Masse Critique de Babélio pour cette sélection agréable.




Après une enfance passée à casser quelques vitres, ses parents lui font découvrir un pensionnat merveilleux : les Lazaristes, dans lequel il apprend à réfléchir sur le thème de « aide-toi, le ciel t’aidera ».
En dépit de succès plus souvent féminins que scolaires, Gérard Coquet devient expert-comptable stagiaire, puis reprend les rênes de l’entreprise familiale.
Soucieux d’enrichir son karma, il anime un groupe de folk. Chantant comme une gamelle, il est affecté à l’écriture des textes des chansons… Le besoin d’écrire vient de là.
Une dernière chose : Gérard Coquet est lyonnais, adore la charcuterie, le gamay, la cervelle de canut et le tablier de sapeur. Étrangement, sa dernière prise de sang est parfaite !

Le 9 avril, Gérard Coquet a été couronné lauréat du Prix Plume de Glace 2012 de Serre-Chevalier pour son roman Malfront, les fantômes de la combe et, au mois de septembre 2012, il a reçu le 1er Prix Centaure Noir de Noisy-le-Roi.

Site de l'auteur : Malfront, les fantômes de la Combe


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