lundi 14 décembre 2015

Le berceau des ténèbres de Jean-Luc BIZIEN






Jean-Luc BIZIEN

Le berceau des ténèbres






















4ème de couverture : 
Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entrainé, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse.
Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en plein China Town , les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au cœur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent. 
Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent...



Kim Jong-Un est une personne qu'on a tous déjà vu en photo si si allez jeter un oeil, on sait qu'il terrorise la Corée mais pour moi ça s'arrête là,l'auteur a exploré ce pays dans sa trilogie et il est vrai que je ne suis encore jamais tombée sur le thème qui est rare.
Je plaide coupable concernant mon manque de culture sur le sujet, très vite j'ai compris que j'allais pouvoir y remédier et avoir l'auteur à portée de clic est un sacré confort pour le lecteur car au fil des pages une question se pose, le récit relate-t-il des faits réels ou fictifs?

J'ai trouvé ça intéressant un plus est du coup apporté à l'histoire, ceci dit un petit passage sur google va venir compéter le tout, je suis en mode intriguée et curieuse.
Dans ce dernier tome le dictateur est peu évoqué, c'est bien fait pour moi je n'avais qu'à commencer par le début mais je suis du style impatiente et je ne l'ai pas regretté malgré tout.

Seth Ballahan, revient de Corée du nord, il est journaliste à New York pour un grand journal et se rend compte qu'il se passe des choses pas nettes dans Chinatown et Little Italy, des enfants disparaissent et les recherches sont étouffées par les clans mafieux.
Puisque tout le monde ferme les yeux il va prendre l'enquête en main et on se doute qu'il va rapidement devenir gênant...
Son ami Paik Dong Soo a un terrible mal du pays, l'adaptation à la vie américaine est compliquée, il devient une vraie loque humaine, déprimée et pourtant le danger rôde sur la ville, ses compétences pourraient bien être utiles.

J'ai beaucoup aimé la promenade dans New York, le quartier des affaires, chinatown, times square, c'est vraiment agréable et bien décrit.
La découpe des chapitres est harmonieuse, les retours en arrière apportent une belle qualité au thriller et je pense pouvoir dire que le secret de l'auteur c'est le suspense, il est omniprésent.
On peut noter la présence d'un personnage connu, emprunté à Maxime Chattam, ça c'est de l'idée, j'aime.
La traque est prenante car oui il y a bien un être ignoble qui s'en prend à de petites victimes.
Bien que l'accent ne soit pas mis spécialement sur leur sort, on se rend compte qu'il faut attraper cette chose inhumaine, bizarre et insaisissable comme un fantôme.
Ils sont pourtant nombreux à le chercher, la mafia chinoise et la mafia italienne sont sur les dents, leur honneur étant en jeu.

Je me suis littéralement accrochée aux pages, le bandeau de Bernard Minier sur la couverture n'est pas là pour aguicher il n'est pas dur de le penser puisque c'est bien le cas : "Un putain de page-turner, impossible à lâcher!".
La réflexion que je me suis faite en arrivant à la page 100, c'est que bien entendu je ne suis pas dans la profession mais si j'avais été éditeur, j'aurai signé immédiatement à la lecture du manuscrit.
La suite a suivi toute seule, elle a été à la hauteur de mes attentes, il y a des écritures qui se remarquent et celle de Jean-Luc Bizien est remarquable, dans tous les sens du terme.

Quand j'ai compris le rapport entre le prologue et l'histoire je me suis dit : "waw joli", ça pique mais l'effet scotché au mur est garanti.
La fin est superbe, travaillée, elle laisse un bon goût dans la bouche, pas d'acidité en vue.

J'ai souvent entendu parler de Jean-Luc Bizien comme d'un grand auteur maintenant je comprends et confirme mais pourquoi je ne l'ai pas lu plus tôt.
Je me sens scotchée, sous le charme d'un talent tout simplement.
Ah si un dernier mot me vient : passionnant !!



Jean-Luc Bizien est né en 1963 à Phnom-Penh. Très jeune, il découvre la bande dessinée et le cinéma.
Il débute dans le Jeu de rôle en 1989. Depuis, il écrit dans tous les genres, passant avec bonheur de la littérature blanche (Marie Joly, éditions Sabine Wespieser, 2004) au thriller, de la jeunesse à la fantasy.
Plus de deux millions cinq cent mille exemplaires de ses livres-jeux (collections Vivez l'Aventure et 50 surprises) ont été vendus par les éditions Gründ, pour lesquelles il a créé la série Justin Case.
Travailleur insatiable, il vient d'achever La Trilogie des ténèbres pour les éditions du Toucan, poursuit la série La Cour des miracles chez 10-18, songe à une nouvelle série de thrillers historiques et rêve d'écrire un roman dont l'action se déroulerait en Corse où il vit aujourd'hui.
Les œuvres dont il est le plus fier sont cependant ses deux fils, Elric et Adriel, respectivement parus en 1990 et 2005. 



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