vendredi 17 mars 2017

Mör de Johana GUSTAWSSON






Johana GUSTAWSSON

Mör















4ème de couverture : 
Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S'emploie pour parler de la viande. 

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?




Souvenez-vous de mon énorme coup de foudre pour Block 46, j'ai trépigné d'impatience de découvrir ce nouveau roman, qui en plus reprend les mêmes personnages.

Un corps est découvert, il s'agit du même procédé que Henfield, l'ignoble tueur en série rencontré dans Block 46.
Les questions que ça soulève sont inquiétantes et vu que ce dernier croupit derrière les barreaux d'un centre psychiatrique, il y a forcément un problème quelque part.
S'agit-il d'un copycat? D'un complice ?
Il va falloir trouver et vite, une mère de famille vient d'être enlevée.

Retrouver une expression de Johana Gustawsson dans la bouche d'un de ses personnages m'a arraché un grand sourire, d'un, parce que j'adore l'auteure et que ce flagrant délit est adorable et de deux, parce que le personnage en question est une prostituée.
Je tiens la preuve que Johana donne tout pour ses romans,  ça se ressent, l'implication est totale et en corrélation avec la réussite des romans en question.

J'ai trouvé une alternance entre l'enquête présente en Angleterre et en Suède et des meurtres perpétrés en Angleterre dans les années 1800.
Qu'est ce que j'aime cette ambiance glauque et sale des bas-fonds de Londres à cette époque, la référence à Jack l'éventreur est grisante.

Evoquer des tueurs en série me glace d'effroi et j'adore avoir peur.
Tout au long de ma lecture, je n'ai eu qu'une hâte c'est de me retrouver confrontée au monstre pour un face à face.
Avant ça, il a fallu le traquer...

Je ne veux pas vous parler de la particularité du tueur, je pourrais pourtant en faire un développement intéressant, car elle est cruelle et curieuse, mais je fais le choix de m'arrêter avant et de ne pas en dire trop.
Je peux néanmoins vous garantir une lecture haletante et addictive.

C'est un thriller plutôt dur, des femmes sont enlevées puis tuées.
L'auteure est parvenue à m'arracher des frissons sur les bras, j'ai senti une angoisse virulente, presque impuissante à intervenir.
Malheureusement, nous n'avons pas la main sur les événements et d'ailleurs il n'y aurait pas d'intérêt à suivre les jolies aventures des bisounours.

J'ai pu me rendre compte à quel point je suis attachée aux personnages, ce deuxième livre peut se lire comme un oneshot mais quand même, ce fut un bonheur de retrouver Alexis, l'écrivaine, qui tente de se reconstruire après le drame vécu, sans oublier sa mère qui est un spectacle à elle toute seule.
Emily, la mystérieuse et indéchiffrable profileuse.

Tendez les joues chers lecteurs, ce n'est pas une gifle que vous recevrez, mais plusieurs, je mets au défi quiconque de trouver le tueur.




Née en 1978 à Marseille et diplômée de Sciences Politiques, Johana Gustawsson a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. 







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