dimanche 10 mars 2019

Vices - épisode 4 - Kuyashii de Gipsy PALADINI





Gipsy PALADINI 

Vices - épisode 4 - Kuyashii



4ème de couverture : 
« N’avez-vous pas envie de courses-poursuites, de coups de pied dans les burnes, de pétage de rotules et de balles dans la tête ? La barrière entre l’humain et la bête sauvage est mince ; certains prétendent qu’elle est dans la tête. Ce sont les lois et la moralité qui l’ont imposée. Imaginez si vous réalisiez qu’elle n’existe pas."

Une boîte de Tic-Tac. Un gamin qui tripe en plein cours. Des dessins d’ombres sans tête. Un individu surnommé Candyman. Des écailles de crocodile.
Pas facile d’assembler les pièces du puzzle quand son équipe est en phase d’éclatement : Zolan ne se remet pas de la réaction de Marie, Bia part en vrille, le commandant est tourmenté par un garçon affreusement mutilé. Vin le sent : quelque chose ne tourne pas rond à la BJV.
Les masques se fissurent.
Les démons se réveillent.
Le temps semble venu à certaines vérités d’être révélées.







Je trouve le principe de cette série formidable, les sorties sont rapprochées, du coup, on se souvient précisément où nous en étions restés.
Le petit rappel des personnages, sur qui est qui, reste utile et m'a permis de replonger en une seconde.

Zolan se rend dans une école où un des élèves a un comportement bizarre, quand ce dernier pète un plomb et qu'une mousse blanche apparaît sur ses lèvres...
Marie est une petite fliquette sympa que l'on a envie de protéger, suite au drame qu'elle a subie et j'ai eu terriblement peur pour elle.
Sa rivale est prête à aller très loin pour récupérer Zolan, c'est glaçant.

Je vous l'ai déjà dit, l'écriture de Gipsy Paladini est belle et noire, couplée à des métaphores et comparaisons presque poétiques par moment.
Le sujet principal traite de la drogue et c'est plutôt rare de le voir creuser jusqu'au bout, pour montrer à quel point c'est moche.
Ça détruit, ça déshumanise, ça altère tout et précisément dans "Kuyashii" c'est fort, quel beau travail de recherche.

J'ai ri, j'ai été émue, j'ai eu peur, bref le compte est bon, je suis passée par diverses émotions, le dosage parfait.
Mon cœur a palpité plus que de raison, d'un passage de nos chers flics dans une cité.
Certaines petites bêtes qui la peuplent sont dangereuses, encore une fois, nous sommes dans un ressenti surpuissant.

Comme d’habitude, l'auteure nous massacre littéralement, comme si ce que vivent les personnages ne suffisait pas, elle en remet une jolie couche par dessus.
Il s'agit de la loi de l'offre et la demande et je suis rassasiée de bonheur.
Serait-ce sa marque de fabrique ?
Je pense que désormais la réponse est claire, alors on se donne rendez-vous au prochain épisode, parce que rester comme ça n'est pas possible.
Viteeeee.







Gipsy Paladini commence dès seize ans à découvrir le monde et voyage de l’Autriche à l’Italie en passant par la Turquie ou encore l’ex-Yougoslavie. 
Enfin, elle se rend à San Francisco où elle séjourne pendant plusieurs mois dans une auberge de jeunesse miteuse, au milieu de dealers et de toxicomanes. 
Elle s’installe ensuite à Los Angeles où elle restera deux ans, avant de se marier et de continuer de voyager entre la France et le Brésil avec son mari, un membre des forces de l’ordre brésiliennes. 
Elle est depuis revenue habiter à Paris, avec époux et enfant.
Polyglotte (elle parle 6 langues dont 4 couramment), Gipsy Paladini a publié son premier roman, le remarqué "Sang pour sang", en 2010 aux éditions Transit.

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