dimanche 23 avril 2017

La nuit, je mens de Cathy GALLIEGUE

  


Cathy GALLIEGUE

La nuit, je mens





4ème de couverture :

Mathilde pensait avoir rencontré l’homme de sa vie, Gaspard, un homme savoureux, presque parfait. Mais son premier amour, Guillaume, réapparaît la nuit, en songe… Il était parti si loin, depuis si longtemps, et Mathilde n’a jamais pu se résigner à son absence. 

Au cœur de cet étrange ménage à trois qui s’installe, entre rêve et réalité, Mathilde se cherche : où est sa vie ? Dans le regret d’un amour défunt ou dans le présent qui lui tend les bras ?


Un premier roman étrange et poignant où Cathy Galliègue explore avec subtilité l’inconscient de nos sentiments, de nos désirs, de nos âmes en peine… Jusqu’aux frontières de la folie. 





Je croise Cathy Galliègue sur les réseaux sociaux depuis un certain temps et la voir publier dans une grande maison d'édition fait vraiment plaisir.
Il n'en faut pas beaucoup pour craquer devant une couverture aussi belle, je suis persuadée qu'en librairie le choix doit être vite fait.

Mathilde apprend le suicide de son premier amour, elle se sent liquéfiée, ravagée.
En cherchant un peu, elle va se rendre compte qu'il est passé à l'acte juste après qu'ils se soient revus...

Je me suis fait emporter très loin et l'auteure m'a permis de rêver.
Je ne sais pas si toutes les premières histoires d'amour sont belles, mais on ne peut que songer à sa propre expérience.

Le retour en arrière est extrêmement réussi, j'ai appris à connaitre les personnages dans leur adolescence, mais surtout, le lecteur apprend les éléments clés dont il a besoin pour la compréhension de l'histoire.

Je suis peu habituée à la littérature blanche, j'ai besoin d'être tenue en haleine par une intrigue et du suspense, alors quand je m'y penche je suis exigeante.
J'ai besoin de beauté, de rêve et de qualité littéraire, le roman de Cathy Galliègue a tout ça, il est magnifique.
Il n'y a pas de temps mort, car c'est aussi un risque avec ce style.
J'ai été profondément touchée et j'ai eu l'impression de voir un peu de l'auteure dans Mathilde, enfin le peu que je connais, son franc parlé, sa liberté, sa féminité...

La relation amour / argent / bonheur est exploitée ici, sous sa forme la plus pure, jusqu'à former un triangle rectangle où l'angle droit est indigeste quoi qu'on fasse.
L'argent, le trop-plein d'argent bien dégoulinant, sabote parfois ce bonheur si simple, il aide on ne va pas se mentir, mais quand il est trop profondément ancré il peut aveugler et empêcher de vivre de belles choses.

Il est évident que je vais enchaîner avec un thriller parce que c'est ma lecture de prédilection, mais c'est surtout pour mieux revenir me frotter à la littérature blanche.
Des évasions comme ça j'en veux d'autres, ce roman est tellement beau, j'en reste sans voix.




Cathy Galliègue a été préparatrice en pharmacie, éducatrice spécialisée, responsable de publications scientifiques, gestionnaire de pharmacovigilance ou encore attachée de presse indépendante. Elle habite aujourd’hui à Cayenne, en Amazonie et anime depuis septembre 2016, sur la chaîne de télévision Guyane 1ère, une émission littéraire quotidienne intitulée « Des livres et vous ».






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