lundi 6 juin 2016

L'intimité du tueur de Pierre WILLI








Pierre WILLI

L'intimité du tueur
























4ème de couverture : 
Un tueur en série malade, vieillissant, qui rêve de postérité
Un gendarme traquant une ombre... jusqu'à l'obsession
Une secrétaire enfermée, qui écrit la biographie d'un fou
Et un imposteur... qui a réveillé la bête
Un découpage très cinématographique, de l'action, la noirceur aimable des sentiments...
Pour un page-turner aussi intime que diabolique.




Les tueurs en série, voilà un sujet que j'aime, j'ai comme une envie de comprendre ce qu'il se passe dans leur tête, pourquoi sont-ils devenus des monstres.
Je ressens un sentiment d'attraction mêlé au dégoût mais au final ma curiosité est la plus forte.

Alain va mourir, il lui reste quelques semaines tout au plus.
Il est toujours resté discret sur ses activités meurtrières mais il ne peut pas partir comme ça et le moment semble bien choisi pour sortir de l'ombre.
Il va donc se faire passer pour un éditeur et tendre un piège à une auteure car il faut qu'elle écrive tout et vite...

On assiste au cheminement chaotique et sanglant d'un être abject à vous donner la nausée.
Point réussi on peut le dire, ce personnage central est dépeint d'une telle façon que je me suis presque vue grimacer.
J'ai parlé de curiosité et en effet cette dernière peut souvent tenir en haleine même si j'aurais gommé quelques répétitions apparues dans le récit.
J'ai particulièrement apprécié les passages où Nadine est retenue captive, c'est oppressant et inquiétant.
Je me suis demandé à de nombreuses reprises quelle serait la chute, cette pauvre femme va-t-elle s'en sortir? 
Alain va-t-il vivre suffisamment longtemps pour faire écrire ses mémoires?

Je conseille aux amateurs de noir, le noir le plus brut sans bla-bla inutile.





Né en 1956, Pierre-William Louchet a eu un parcours professionnel varié. Tour à tour employé de bureau, représentant, ouvrier, chauffeur routier, analyste programmeur, infirmier psychiatrique… 
Avec l’argent qu’il a économisé, il achète un voilier avec lequel il traverse l’Atlantique en solitaire à deux reprises. Grand voyageur, il part six mois au Brésil et deux ans en Guyane où il remonte le fleuve Orapu.
Depuis dix ans, Pierre Willi s’est tourné vers la peinture et l’écriture. Il peint des paysages fantasmagoriques et écrit des romans et des contes. Ses débuts dans la littérature ont été plutôt brillants puisque son premier roman, Les Fleurs de Jean Jaurès, a remporté le prix «A la découverte d’un écrivain du Nord-Pas de Calais» du Furet du Nord en 1996. 

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